Renaissance classique

Renaissance classique

La Renaissance connaît son acmé artistique de 1480 à 1520.

Depuis le Moyen Âge, l’Eglise utilise la peinture et les icônes pour enseigner les dogmes religieux au peuple majoritairement illettré de manière à consolider la foi chrétienne en Europe.

Les images sont représentées sur des fonds d’or (symbolisant le ciel) comme le veut la tradition bizantine. L'artiste représente une icône pour ce qu'elle enseigne et pour ce qu'elle représente. Il n'a pas vocation à modifier l'image puisqu'elle est immuable et l'artiste ne signe pas ses oeuvres puisque l'hummilité chrétienne veut que les oeuvres soient anonymées. 

Les conditions de vie médiévales sont difficiles : la mortalité est élevée et l'espérance de vie est d'environ trente cinq ans. La foi, exacerbée par le pouvoir éclésiastique, est alors vécue dans la peur de la colère divine, de l’Enfer et de la mort de l’âme.

 

Pourtant, vers 1210, saint François d’Assise prêche une vision de la religion moins vengeresse et plus salvatrice et humaine.

Cela va influencer les artistes, qui vont progressivement se mettre à peindre des images plus expressives et représentées sur Terre, auprès des Hommes, et non plus au ciel (en simultanée avec l'introduction de la perspective et du paysage). De nombreux donateurs vont demander à être représentés à côté du sujet religieux. (La Vierge de la Victoire de Andrea Mantegna)

 

De plus, l’intérêt porté aux pensées et aux arts de l’Antiquité, ainsi que les nombreuses découvertes faites au XVème siècle (révolution copernicienne ; imprimerie), vont contribuer à l’émergence d’une pensée humaniste qui va se diffuser partout en Europe. L’Homme se place au centre de son monde, pouvant presque égaler le divin et le toucher du doigt (plafond de la chapelle sixtine).

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