Renaissance flamande et nordique

Renaissance flamande et nordique

La Renaissance du Nord se développe au XVème et au XVIème siècles.

Les régions de la Hollande, de la Belgique et de la Bourgogne (formant les Flandres) sont à cette époque gouvernées par les ducs bourguignons Philippe Le Bon (1396-1467) et Charles Quint (1500-1558).

 

La Réforme engagée en Allemagne dès 1517 par Martin Luther influence considérablement la création artistique et pousse les artistes à représenter le religieux de manière plus sobre et avec plus de réalisme. 

Elle condamne la représentation des saints et de Marie, mais admet que l'art a un rôle pédagogique à jouer dans la société. On voit apparaître des retables (exemple du tryptique de Barthélémy d'Eyck) qui sont compartimentés à l’aide de la perspective entre les figures du sacré et les figures humaines, cohabitant dans un seul et même tableau mais pas sur le même plan (exemple du retable de l'Agneau mystique de Jan Van Eyck). 

Les artistes flamand découvrent vers 1410-1420 une nouvelle technique : la peinture à l’huile. Elle a l’avantage de sécher moins vite que la tempera italienne, permettant ainsi à l’artiste de modifier des couches picturales encore fraîches et de peindre plus facilement. L’utilisation de glacis (= vernis) rend la toile brillante et lumineuse, et participe à l’esthétique du tableau et à la vraisemblance de la scène représentée comme c'est le cas chez Van Eyck et sa Vierge du Chancelier Rolin.  

D'un point de vue économique, notons que des villes telles que Gand, Anvers ou encore Bruges se développent au cours du XVème siècle et deviennent très vite des haut-lieux de la création artistique.

Les échanges commerciaux avec le reste du monde contribuent à l’émergence d’une société bourgeoise qui passe de nombreuses commandes aux artistes.

Ainsi, afin de répondre à la demande de cette nouvelle classe sociale, les peintres développent un nouveau genre de peinture profane (c’est-à-dire non-religieuse), communément appelé scène de genre comme les Epoux Arnolfini  de Jan Van Eyck ou encore Le Prêteur et sa femme  de Quentin Metsys, véritables représentations de la vie quotidienne de l'époque et de ses moeurs. 

En plus de la peinture de Renaissance flamande et nordique