Peinture impressionniste

Peinture impressionniste

La peinture impressionniste s’est développée entre 1874 et 1886.

La Peinture et la Sculpture sont, de 1673 à 1880, gérées par l'Académie Royale ; puis par l’Académie des Beaux-Arts. Ces instances ont pour but de dicter le « bon goût » artistique et de choisir les artistes qui auront la chance d’exposer au Salon, manifestation annuelle d’art à Paris

 

Au cours du XIXème siècle, sous Napoléon III, le Salon est vivement critiqué pour son ésotérisme et son élitisme. Sous l’impulsion d’artistes tels qu’Edouard Manet, Claude Monet, Alfred Sisley, Pierre-Auguste Renoir [...] un Salon des Indépendants est crée en 1874.

Cette exposition est moquée par la critique : « Impression ! Impression, j’en étais sûr. Je me disais bien aussi puisque je suis impressionné, il doit y avoir de l’impression là-dedans […] Un papier peint est plus travaillé que cette marine. », assène Louis Leroy dans le Charivari (Malgré lui, l’auteur, en critiquant Impression, soleil levant, donnera le nom au courant). Et pour cause, cette exposition défend le principe de libre expression des sujets et des artistes et critique la mouvance néo-classique (d’artistes tels que Jacques Louis David ; Joseph Marie Vien etc.) ; le retour aux peintures d’histoire (allégoriques, historiques ou religieuses) et à l’idéal antiquisant.

 

Or, les impressionnistes veulent être actuels, autant dans le choix de leurs sujets que dans leur technique.

 

La révolution industrielle permet l’émergence d’une classe bourgeoise qui passe de nombreuses commandes et fréquente les Salons. 

L'apparition de la photo en 1840 pousse les artistes à représenter leur environnement le plus fidélement possible, mais toujours avec leurs impressions de celui-ci. Soutenu par des naturalistes tels que Emile Zola, Monet, Manet et les impressionnistes se concentrent pour la plupart à peindre des paysages, mais aussi la modernité apportée par la révolution industrielle.

L’invention du tube de peinture en métal permet aux artistes de peindre en pleine Nature au lieu d’être en atelier. Leurs déplacements sont facilités par les nouveaux chemins de fer desservant par exemple l’Île de France, la Bretagne ou bien la Normandie. Cela leur permet d’être au plus près de la Nature et d’en peindre son mouvement.

Leur style se caractérise par le choix de représenter le quotidien bourgeois, la modernité (notamment les nouvelles infrastructures), et les paysages.

Techniquement, la plupart des œuvres rattachées à ce mouvement sont peintes en couleurs pures et en aplat.

 

Le courant s’achève vers 1886 lorsque des désaccords artistiques naissent au sein du groupe. Leur dernière exposition voit apparaître une peinture dont le sujet est impressionniste mais dont la technique est totalement inconnue : c’est l’imposant Un Dimanche à la Grande-Jatte de Georges Seurat.

Cette exposition achève le courant des impressionnistes mais en annonce un tout nouveau : celui des pointillistes