Reproduction de tableau The Black Brunswicker de John Everett Millais

The Black Brunswicker John Everett Millais
 
 
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Sujets : Beauté féminine, Portrait
Mots-clés : Préraphaélisme, portrait
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Mots-clés : Préraphaélisme, portrait
L'oeuvre

The Black Brunswicker

Peint en 1860, The Black Brunswicker compte parmi les grandes scènes d'adieu que John Everett Millais met au point à l'orée de sa maturité. Le tableau prolonge la veine sentimentale et historique inaugurée par A Huguenot quelques années plus tôt, où deux amants se trouvent séparés par le devoir et l'Histoire.

Un adieu à la veille de Waterloo

L'œuvre saisit Millais au moment où sa peinture s'assouplit, quittant la minutie extrême des débuts pour une facture plus ample. Membre fondateur de la confrérie préraphaélite, l'artiste garde ici le souci du détail vrai — costumes, étoffes, accessoires — mais l'ordonne au service d'une émotion directe, immédiatement lisible. Il choisit un épisode des guerres napoléoniennes : un cavalier du corps des Brunswickers noirs, ces soldats vêtus de deuil pour leur duc tombé, s'apprête à rejoindre la bataille des Quatre-Bras, en 1815, à la veille de Waterloo.

La jeune femme qui retient la porte

La scène met face à face un homme et une femme sur le seuil d'une pièce. Le cavalier, en uniforme noir rehaussé de bleu et de dorures, tient la poignée de la porte qu'il veut ouvrir ; sa compagne, en robe de satin blanc, s'appuie de tout son corps contre le battant pour l'empêcher de partir. Un nœud de ruban rouge tranche sur le corsage clair et fait écho au ruban noué au cou du petit chien noir, assis à leurs pieds. Au mur, une gravure de Napoléon franchissant les Alpes d'après David place l'ennemi au-dessus des amants et charge la séparation d'une ironie tragique : le sort qui les arrache est déjà présent dans la pièce.

Le satin blanc contre l'uniforme de deuil

Millais construit tout le tableau sur un contraste de valeurs : la masse noire de l'uniforme, dense et mate, contre l'éclat du satin blanc dont il rend les plis lourds et les reflets froids avec une virtuosité tactile. Le fond de papier peint vert, la porte d'acajou et le drapé violet à gauche installent une gamme sourde qui fait chanter la robe et le ruban écarlate. Réalisée à l'huile sur toile, la composition resserre les deux figures en un bloc vertical unique, joue et tempe contre épaule, tandis que les visages baissés refusent le regard au spectateur et concentrent la tension dans les mains et les postures.

De la scène de genre à l'icône victorienne

Conçu comme un pendant à A Huguenot, le tableau rencontre dès son exposition un vif succès public, en phase avec le goût victorien pour le récit sentimental et les épisodes historiques. La jeune femme fut posée par Kate Dickens, fille du romancier Charles Dickens, détail qui nourrit très tôt l'aura de l'œuvre. La critique reconnaît à Millais son art de suggérer un drame entier par un seul geste suspendu. Aujourd'hui présenté à la Lady Lever Art Gallery de Liverpool, le tableau reste l'une des images les plus citées pour illustrer le sentiment amoureux à l'épreuve de la guerre.

Une scène romanesque pour un intérieur habité

En reproduction murale, The Black Brunswicker apporte une présence narrative forte, idéale pour un salon au caractère classique ou un intérieur qui aime les ambiances romanesques. Le fort contraste du noir et du blanc, ponctué de rouge, structure un mur et dialogue avec un mobilier en bois sombre, un velours profond ou un papier peint à motifs. Le grand format vertical convient à un pan de mur étroit, à une montée d'escalier ou à un bureau où l'on aime les œuvres qui racontent une histoire. Cette reproduction parle aux amateurs de peinture victorienne, de récits historiques et de scènes intimes chargées d'émotion.

 

Cette oeuvre est une peinture de la période classique appartenant au style préraphaélisme.

 

Le lieu de conservation de « The Black Brunswicker » est Lady Lever Art Gallery, Liverpool, Royaume-Uni.

 

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