Reproduction de tableau Mort de la princesse de Lamballe de Léon-Maxime Faivre

Mort de la princesse de Lamballe Léon-Maxime Faivre
 
 
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Le conseil Muzéo

Le conseil Muzéo pour Mort de la princesse de Lamballe de Léon-Maxime Faivre

Pour profiter pleinement de «Mort de la princesse de Lamballe» de Léon-Maxime Faivre, nous vous conseillons le format moyen (0x0 cm) sur toile sur châssis, avec un encadrement moulures dorées à la feuille d'or - fine.
L'oeuvre

Mort de la princesse de Lamballe

Grande scène d'histoire signée Léon-Maxime Faivre et achevée en 1900, Mort de la princesse de Lamballe ressuscite l'un des épisodes les plus sombres de la Révolution française, plus d'un siècle après les faits. Conservée au musée et domaine national de Versailles et de Trianon, la toile inscrit son auteur dans la lignée des grands peintres d'histoire de la fin du XIXe siècle, attachés à restituer le drame national avec une exactitude documentaire.

Une toile d'histoire peinte un siècle après la Terreur

Faivre appartient à cette génération de peintres académiques formés à l'École des beaux-arts de Paris, pour qui la peinture d'histoire reste le genre le plus noble. En choisissant le supplice de la princesse de Lamballe, il s'empare d'un sujet chargé, exposé au Salon à l'heure où la Troisième République revisite volontiers la mémoire révolutionnaire. L'artiste y déploie son goût pour la reconstitution du paysage urbain parisien et pour la mise en scène des foules, deux préoccupations centrales de son œuvre.

Le lynchage de l'amie de Marie-Antoinette

La scène représente l'instant qui suit l'assassinat de Marie-Thérèse-Louise de Savoie-Carignan, princesse de Lamballe, massacrée devant la prison de la Force le 3 septembre 1792. Confidente et surintendante de la maison de Marie-Antoinette, elle est mise à mort par la foule lors des massacres de Septembre. Au premier plan, sur les pavés, gît le corps dénudé de la victime, abandonné au pied d'une borne. Autour, une femme au fichu blanc serre un enfant en gilet rouge contre elle, tandis qu'une mégère hurle et que les hommes armés de piques et de sabres refluent vers la profondeur de la rue. Sur le mur, des affiches placardées rappellent la mécanique administrative de la Terreur qui encadre la violence populaire.

Une facture réaliste tout en bruns et en ocres

Peinte à l'huile sur toile, l'œuvre relève d'un réalisme minutieux qui traque le détail des costumes, des visages et de l'architecture. La composition s'organise en frise : la masse mouvante de la foule occupe la gauche et le fond, contenue par la façade et par la borne qui ferment la droite. La palette, dominée par les bruns, les ocres et les gris de la pierre et des pavés, réserve ses seuls accents vifs au gilet écarlate de l'enfant et à la carnation blafarde du cadavre. Ce contraste dirige le regard vers le corps sacrifié, point d'ancrage dramatique de toute la toile.

La mémoire des massacres de Septembre

Le tableau prolonge une longue tradition iconographique née dès le XIXe siècle autour des figures martyres de la monarchie déchue. Faivre traite le sujet non comme une glorification, mais comme un constat froid de la violence collective, s'attachant à la brutalité de la scène de rue plus qu'au pathétique convenu. Cette approche documentaire, où la foule devient un personnage à part entière, dialogue avec les grandes machines historiques de la Révolution qui ont marqué les Salons de la période.

Une scène d'histoire pour un intérieur de caractère

Reproduite sur toile ou en tirage encadré, cette œuvre s'adresse aux amateurs d'histoire de France et de peinture narrative. Sa gamme sombre et chaude, ses matières patinées et son sens du récit en font une pièce forte pour un bureau, une bibliothèque, un cabinet de travail ou un salon au mobilier classique. Dans un intérieur aux tons profonds — boiseries, cuir, murs foncés — elle installe une présence dramatique et cultivée. Les grands formats magnifient la densité de la foule et invitent le regard à parcourir chaque visage, tandis qu'un tirage plus mesuré trouve sa place au-dessus d'une console ou d'un secrétaire, pour qui aime les intérieurs chargés de mémoire.

 

Cette oeuvre est une peinture de la période moderne appartenant au style réalisme.

 

Le lieu de conservation de « Mort de la princesse de Lamballe » est Musée et Domaine National de Versailles et de Trianon, Versailles, France.

 

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