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Le bain, dit aussi la femme au bain ou ... DE Alfred Stevens
Le bain, dit aussi la femme au bain ou la baignoire
Le bain, dit aussi la femme au bain, saisit un instant de rêverie dans l'intimité d'un cabinet de toilette parisien.
Une figure de la vie parisienne moderne
Peint vers 1867, Le bain occupe une place centrale dans l'œuvre d'Alfred Stevens, peintre belge devenu à Paris le portraitiste de la femme élégante du Second Empire. À cette date, l'artiste a délaissé les sujets historiques pour se consacrer à la vie contemporaine et à ses intérieurs feutrés. Cette baigneuse prolonge sa galerie de Parisiennes tout en franchissant un seuil nouveau, celui du cabinet de toilette.
La rêverie d'une baigneuse aux roses
Une jeune femme rousse repose dans une baignoire de métal, la nuque contre le bord, un bras replié derrière la tête. Vêtue d'une fine chemise blanche, elle tient deux roses pâles qu'elle laisse effleurer l'eau, le regard perdu dans une songerie silencieuse. Un robinet en col de cygne doré, une montre posée dans une coupelle et un livre ouvert abandonné sur le linge composent le vocabulaire de l'intime. Bague et bracelet trahissent une femme du monde, moins occupée à sa toilette qu'à ses pensées.
Une matière lisse et des accords sourds
Stevens construit la toile sur une gamme de gris, de blancs et de bruns profonds, que réchauffent la chevelure cuivrée et le rose des fleurs. Le fond gris nu concentre l'attention sur la figure et sur les reflets du métal. La facture lisse détaille l'éclat du robinet, la transparence de la chemise et le froissé des étoffes avec une virtuosité toute réaliste. Le cadrage resserré donne à la scène son air de moment volé.
De la collection Hoschédé au musée d'Orsay
L'œuvre appartient à la collection d'Ernest Hoschédé jusqu'en 1875, à l'époque où cet amateur soutient aussi les impressionnistes. Aujourd'hui conservée au musée d'Orsay, elle compte parmi les jalons d'une histoire du corps féminin et de l'espace privé, emblématique de ce moment où la peinture ose entrer dans la salle de bain bourgeoise et célébrer la naissance de l'intime.
Une baigneuse feutrée pour un intérieur raffiné
Reproduite en grand format, cette baigneuse apporte une élégance mélancolique à une chambre, un dressing ou une salle de bains soignée. Ses gris tendres et son rose délicat s'accordent aux intérieurs romantiques comme aux décors contemporains épurés. Elle séduit les amateurs de peinture du XIXe siècle en quête d'une image sensible, propice au calme et à la rêverie.
Cette oeuvre est une peinture de la période moderne appartenant au style réalisme.
Le lieu de conservation de « Le bain, dit aussi la femme au bain ou la baignoire » est Musée d'Orsay, Paris, France.
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