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Roland apprend par les bergers la perfi... DE Charles-Antoine Coypel
Roland apprend par les bergers la perfidie d'Angélique
Cette toile met en scène l'un des épisodes les plus célèbres du Roland furieux de l'Arioste, transposé par Charles-Antoine Coypel dans le langage du classicisme français du XVIIIe siècle.
L'Arioste au cœur de l'œuvre de Coypel
Coypel puise dans le grand poème chevaleresque italien un sujet qu'il affectionne particulièrement. Premier Peintre du Roi et directeur de l'Académie royale, il est aussi dramaturge, et cette double vocation nourrit sa peinture. Il traite le récit de l'Arioste comme une scène de théâtre, avec ses entrées, ses groupes et son moment de bascule, fidèle à son goût pour la narration et l'émotion mise en gestes.
Roland découvre la trahison d'Angélique
Roland apprend des bergers qu'Angélique, qu'il aime, a épousé le jeune Médor. Au premier plan, une femme en robe blanche et perles occupe le centre de la composition, entourée d'une foule de bergers et de villageois assis ou étendus dans des costumes colorés de rouge et de bleu. Un homme en armure sombre s'effondre au sol, terrassé par la nouvelle. Sous l'arche en ruine à gauche, une scène de fête éclairée évoque les noces, tandis qu'à droite arbres et rochers referment le décor champêtre.
Une composition théâtrale en clair-obscur
Coypel déploie une composition frontale, ordonnée autour de la figure blanche qui capte la lumière. Les diagonales des corps — le guerrier au sol, les bergers allongés — conduisent le regard vers ce foyer clair. La palette chaude, dominée par les bruns et rehaussée d'accents de rouge et de blanc nacré, et le contraste entre l'ombre du sous-bois et l'échappée lumineuse de l'arche organisent un véritable éclairage de scène.
Du poème italien au goût français
Le Roland furieux fournit au XVIIIe siècle français une réserve inépuisable de sujets galants et pathétiques, et Coypel compte parmi les artistes qui l'ont le plus fréquenté. Ses compositions inspirées de l'Arioste, souvent gravées, ont largement diffusé sa manière et contribué à fixer l'imagerie de ces héros. La toile est conservée au musée des Beaux-Arts de Nantes.
Une scène narrative pour un intérieur classique
Cette reproduction convient aux intérieurs qui aiment le récit et le décor ancien : un salon bourgeois, une bibliothèque, un bureau habillé de boiseries. Sa palette chaude et ses tonalités feutrées réchauffent un mur clair et s'accordent aux mobiliers de style comme aux ambiances classiques et éclectiques. Elle parle aux amateurs de peinture d'histoire, d'opéra et de littérature, séduits par une œuvre qui raconte autant qu'elle décore.
Cette oeuvre est une peinture de la période classique appartenant au style classicisme.
Le lieu de conservation de « Roland apprend par les bergers la perfidie d'Angélique » est Musée des Beaux-Arts, Nantes, France.
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