Reproduction de tableau Prise de Jérusalem par les croisés, 15 juillet 1099 de Emile Signol

Prise de Jérusalem par les croisés, 15 juillet 1099 Emile Signol
 
 
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L'oeuvre

Prise de Jérusalem par les croisés, 15 juillet 1099

Vaste toile d'histoire, cette Prise de Jérusalem par les croisés compte parmi les grandes commandes qui occupent Émile Signol à la maturité de sa carrière. Peintre d'histoire et de sujets religieux, formé à l'école du dessin et couronné d'un second prix de Rome en 1829, l'artiste met ici son savoir académique au service d'un vaste programme mémoriel consacré aux croisades.

Un jalon des grandes commandes historiques de Signol

L'œuvre s'inscrit dans la veine du tableau d'histoire monumental que Signol pratique tout au long de sa vie. Fidèle à sa double vocation de peintre d'histoire et de peintre religieux, il traite ici un épisode médiéval avec la rigueur d'un maître attaché à la clarté du récit et à la noblesse des figures, préoccupations qui le mèneront à l'Académie des beaux-arts en 1860.

Godefroy de Bouillon rendant grâce après la conquête

La scène montre le triomphe des croisés au terme de l'assaut du 15 juillet 1099. Au centre, un chevalier en cotte de mailles frappée de la croix rouge lève l'épée vers le ciel, tandis que Godefroy de Bouillon rend grâce à Dieu en présence de Pierre l'ermite. Autour d'eux se presse une foule de combattants brandissant glaives et bannières croisées, devant les remparts de Jérusalem d'où montent des fumées d'incendie. Au premier plan gisent les corps des vaincus, rappel cru du prix du sang versé.

Le drapé blanc, l'ocre et l'éclat des croix rouges

La composition superpose une masse dense de figures verticales à un premier plan jonché de dépouilles, ménageant un puissant contraste entre l'élan de la victoire et l'immobilité de la mort. La palette d'ocres, de bruns et de sables déserte est ponctuée d'accents rouges — croix des tuniques, étoffes, sang — et rehaussée par la blancheur du cheval et des drapés. Le dessin ferme, la facture léchée et la lumière égale trahissent une exécution soignée, où chaque armure et chaque visage sont rendus avec précision.

Une pièce du cycle des Salles des Croisades de Versailles

Conservée au musée et domaine national de Versailles et de Trianon, la toile appartient au grand ensemble consacré à l'épopée des croisades voulu sous la monarchie de Juillet. Elle illustre la manière dont le XIXe siècle réinvestit le Moyen Âge chrétien pour bâtir un récit national et héroïque, exalté par une peinture de grand format destinée à frapper l'imagination du public.

Une composition épique pour un intérieur de caractère

Reproduite en grand format, cette scène guerrière habille avec force un salon de caractère, une bibliothèque ou un bureau à l'esprit classique. Ses tonalités chaudes et sa densité narrative s'accordent aux ambiances boisées, aux mobiliers anciens et aux amateurs d'histoire médiévale. Sur un mur ample, elle installe une présence solennelle et une profondeur de récit qui invitent le regard à s'y attarder longuement.

 

Cette oeuvre est une peinture de la période classique appartenant au style académisme.

 

Le lieu de conservation de « Prise de Jérusalem par les croisés, 15 juillet 1099 » est Musée et Domaine National de Versailles et de Trianon, Versailles, France.

 

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