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Portrait du lieutenant Dieudonné DE Théodore Géricault
-20%Portrait du lieutenant Dieudonné
Réalisé en 1812, le Portrait du lieutenant Dieudonné saisit un officier de la cavalerie impériale et révèle Théodore Géricault au tout début de sa carrière. Cette tête d'homme, peinte à l'huile avec une fougue rare, appartient à l'un des moments fondateurs de la peinture française du XIXe siècle.
Peint à l'aube de la carrière de Géricault
Ce portrait date de 1812, l'année où Théodore Géricault, âgé d'à peine vingt et un ans, fait ses débuts au Salon avec son Officier de chasseurs à cheval de la garde impériale chargeant. La toile appartient à ce moment décisif où le jeune peintre, nourri de Rubens et des maîtres flamands, cherche une peinture de l'énergie et du mouvement. Le romantisme naissant y trouve l'un de ses premiers élans français : la fascination pour la figure du soldat, l'exaltation du présent militaire et le refus de la froideur néoclassique.
Un officier de chasseurs saisi de trois-quarts
Le tableau représente un homme vu de trois-quarts, coiffé d'un haut colback de fourrure sombre qui encadre son visage. La moustache rousse, le regard vif tourné vers le spectateur et le col montant de l'uniforme désignent un officier de la Grande Armée. Le lieutenant Dieudonné pose ici en soldat de l'épopée napoléonienne, à l'époque où celle-ci fournit à Géricault ses modèles et ses héros. Le visage, seul pleinement achevé, concentre toute l'attention sur l'expression et sur la carnation animée de rose et d'ocre.
L'huile en esquisse aux tons de terre
Peinte à l'huile sur toile, l'œuvre relève de l'étude enlevée plutôt que du portrait fini. La palette se resserre sur une gamme chaude de bruns, d'ocres et de roux, traversée de touches claires qui modèlent le front, le nez et la pommette. Géricault laisse le buste et le fond à l'état d'ébauche : le support nu affleure dans la partie basse, tandis que les fourrures sont brossées d'un geste rapide et libre. Cette facture ouverte, où la matière demeure visible, donne à la tête une présence immédiate et une intensité de vie saisissante.
L'étude derrière le Chasseur de 1812
Cette tête compte parmi les recherches menées autour du Chasseur chargeant, où Géricault expérimente le visage, la lumière et le rendu de la fourrure avant sa grande composition du Salon. La liberté de la touche annonce déjà l'auteur du Radeau de la Méduse, qui bouleversera la peinture française quelques années plus tard. Les historiens voient dans ces esquisses militaires la matrice du romantisme pictural, où l'observation directe et l'émotion l'emportent sur l'idéal. Conservé au musée Bonnat, à Bayonne, le portrait témoigne de cette peinture de la fougue et de l'instant.
Une présence chaleureuse pour un intérieur boisé
La gamme de bruns profonds et la facture vibrante de cette reproduction s'accordent aux intérieurs boisés : bibliothèque, bureau, cabinet de travail ou salon aux tons chauds. Le cadrage resserré sur un visage installe une présence humaine forte, idéale au-dessus d'une console, d'un secrétaire ou d'un fauteuil de lecture. Elle séduit les amateurs d'art ancien et d'histoire, comme les décors classiques où le cuir, le bois sombre et les teintes terre dominent. Accrochée seule, cette tête d'officier apporte à la pièce une atmosphère feutrée et un supplément de caractère.
Cette oeuvre est une peinture de la période classique appartenant au style romantisme.
Le lieu de conservation de « Portrait du lieutenant Dieudonné » est Musée Bonnat, Bayonne, France.
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