Reproduction de tableau Portrait de Madeleine Bernard de Paul Gauguin

Portrait de Madeleine Bernard Paul Gauguin
 
 
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Sujets : Portrait
Mots-clés : 19e siècle, Impressionnisme, Néo-Impressionnisme, assis, de trois-quarts, femme, portrait, à mi-corps
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Le conseil Muzéo pour Portrait de Madeleine Bernard de Paul Gauguin

Pour profiter pleinement de «Portrait de Madeleine Bernard» de Paul Gauguin, nous vous conseillons le format moyen (74.2x60 cm) sur toile sur châssis, avec un encadrement moulures dorées à la feuille d'or - fine.
L'oeuvre

Portrait de Madeleine Bernard

Peint à Pont-Aven en 1888, ce portrait saisit Paul Gauguin au moment où il rompt avec l'impressionnisme pour inventer une peinture d'aplats et de contours. Le modèle est Madeleine Bernard, jeune sœur du peintre Émile Bernard, présente cet été-là dans le foyer breton où mûrit ce qu'on appellera le synthétisme.

Un jalon de l'été breton de 1888

L'œuvre appartient à la saison décisive que Gauguin passe en Bretagne, aux côtés d'Émile Bernard, quelques semaines avant le séjour arlésien auprès de Vincent van Gogh. À quarante ans, l'artiste a laissé derrière lui la Bourse et la vie bourgeoise pour se consacrer entièrement à la peinture. Ce portrait témoigne d'une période où il cherche moins à restituer une apparence qu'à fixer une présence, une intériorité. Madeleine, âgée de dix-sept ans, incarne pour lui une figure d'inspiration et de fascination, au centre du petit cercle d'artistes réuni à la pension Gloanec.

Une jeune femme absorbée dans sa rêverie

Une jeune femme est assise, présentée à mi-corps et de trois-quarts, la tête légèrement tournée vers la droite. Elle porte la main gauche à sa tempe, dans un geste de songerie qui structure toute la composition. Ses cheveux auburn sont relevés en chignon, son regard clair se perd hors du cadre. Elle est vêtue d'un corsage bleu nuit sur lequel un ample manteau clair, crème et ocre, glisse des épaules. Derrière elle, un fond turquoise accueille en haut une estampe japonaise aux silhouettes esquissées, clin d'œil au japonisme qui irrigue alors l'avant-garde. Le motif de la main contre le visage inscrit le modèle dans une longue tradition de figures méditatives.

Aplats bleus et cerne coloré

La toile déploie une gamme dominée par les bleus profonds et les turquoises, contrariés par les tons chauds du manteau et de la chevelure. Gauguin travaille par plages larges, réduisant le modelé au profit de surfaces franches cernées de contours sombres, selon le principe du cloisonnisme qu'il élabore avec Bernard. Le fond, traité en couche mince et vibrante, refuse la profondeur illusionniste et rabat la figure vers l'avant. L'huile sur toile conserve une matière souple, où le geste reste lisible dans les fonds comme dans le vêtement. Le format vertical resserre le cadrage autour du visage et de la main, points d'intensité de l'ensemble.

Une figure au cœur du cercle de Pont-Aven

Ce portrait compte parmi les images les plus attachantes du groupe de Pont-Aven, foyer d'où sortira l'école du même nom et une part de la modernité picturale française. Émile Bernard peignit lui aussi sa sœur cet été-là, si bien que Madeleine demeure l'un des visages emblématiques de cette communauté d'artistes. La relation triangulaire entre Gauguin, les Bernard et l'aventure symboliste a nourri d'abondants commentaires d'historiens de l'art, qui voient dans cette toile un manifeste discret du tournant antinaturaliste de la fin des années 1880. Aujourd'hui conservée au musée de Grenoble, l'œuvre figure parmi les jalons de la peinture moderne réunis dans ses collections.

Un portrait songeur pour un intérieur feutré

Reproduite en grand format, cette toile apporte à un mur une présence recueillie et une belle profondeur chromatique. Les bleus enveloppants et la lumière du manteau clair s'accordent aux intérieurs contemporains sobres comme aux ambiances plus classiques, boiseries et tons chauds. Accrochée dans un salon, au-dessus d'un bureau ou dans une chambre, elle installe un climat apaisé, propice à la lecture et à la réflexion. Elle parle aux amateurs de peinture post-impressionniste, aux lecteurs séduits par les figures pensives et à tous ceux qui recherchent une œuvre habitée plutôt qu'un simple décor.

 

Cette oeuvre est une peinture de la période moderne appartenant au style post-impressionnisme.

 

Le lieu de conservation de « Portrait de Madeleine Bernard » est Musée de Grenoble, Grenoble, France.

 

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