Personnalisez
Votre reproduction
Ophélie DE Ernest Hébert
Ophélie
Ophélie d'Ernest Hébert saisit l'héroïne shakespearienne au seuil de la folie, le regard perdu et la chevelure semée de fleurs. Le peintre grenoblois y condense son goût pour les visages féminins habités par la mélancolie.
Une figure de la mélancolie féminine chez Hébert
Ce tableau appartient à la veine intimiste qui a fait la réputation d'Ernest Hébert, celle des portraits de femmes songeuses au regard absent. Formé dans la grande tradition française et lauréat du prix de Rome, l'artiste délaisse peu à peu la peinture d'histoire pour cultiver ces figures rêveuses où la beauté se teinte de tristesse. Ophélie prolonge cette recherche : un type féminin idéalisé, saisi dans un moment de suspension intérieure.
Ophélie, le lierre et les fleurs de la folie
Le sujet vient de Hamlet, où Ophélie, égarée par le chagrin, se couronne de plantes avant de se noyer. Hébert la représente en buste, les traits pâles et les yeux verts voilés par une émotion contenue. Dans son abondante chevelure s'entremêlent des feuilles de lierre et des fleurs blanches, attributs de son délire végétal. La bouche rouge et le regard fixe disent le basculement de la raison vers le rêve.
La chevelure rousse sur fond de feuillage sombre
Toute la composition repose sur un contraste : la masse rousse et dorée des cheveux, traitée en longues ondulations lumineuses, se détache sur un fond vert profond de feuillages assombris. Peinte à l'huile, l'œuvre travaille la carnation pâle en glacis délicats, tandis que les touches plus épaisses des fleurs animent la surface. Le cadrage serré, ramené au visage et à la chevelure, concentre l'attention sur l'expression et fait de la couleur des cheveux le foyer lumineux du tableau.
Ophélie, un motif obsédant du XIXe siècle
Le personnage d'Ophélie hante toute la peinture du XIXe siècle, séduits que sont les artistes par cette alliance de jeunesse, de folie et de mort. Hébert s'inscrit dans cette fascination européenne pour l'héroïne shakespearienne, en privilégiant l'intensité psychologique du visage plutôt que la scène de la noyade. Aujourd'hui conservée au musée Ernest Hébert, à Paris, l'œuvre témoigne de ce dialogue entre littérature et peinture.
Un visage songeur pour un intérieur feutré
Cette reproduction apporte une présence romanesque et raffinée aux intérieurs. Les tons chauds de la chevelure et le vert sombre du fond réchauffent un salon cossu, une chambre feutrée ou un bureau habillé de bois et de matières nobles. Elle s'accorde aux décors classiques comme aux ambiances contemporaines cherchant une touche picturale et poétique. Ce visage mélancolique parle aux amateurs de peinture ancienne, de romantisme littéraire et de portraits qui installent immédiatement une atmosphère.
Cette oeuvre est une peinture de la période moderne appartenant au style ecole française.
Le lieu de conservation de « Ophélie » est Musée Ernest Hébert, Paris, France.
Autres œuvres de Ernest Hébert
Autres oeuvres dans les mêmes couleurs
Autres oeuvres similaires
Les artisans de l'atelier Muzéo s'engagent à vous fournir une oeuvre faite à la main, avec les meilleurs matériaux et dans un souci d'exactitude, pour une qualité égale à celle que vous trouverez dans une galerie d'art.





















