Reproduction de tableau Mort de Du Guesclin devant Chateauneuf-de-Randon, le 13 juillet 1380 de Nicolas Guy Brenet

Mort de Du Guesclin devant Chateauneuf-de-Randon, le 13 juillet 1380 Nicolas Guy Brenet
 
 
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L'oeuvre

Mort de Du Guesclin devant Chateauneuf-de-Randon, le 13 juillet 1380

Peinte en 1777, cette grande composition d'histoire cristallise l'ambition de Nicolas Guy Brenet : réhabiliter les héros nationaux du Moyen Âge à travers la peinture morale prônée par la Direction des Bâtiments du roi.

Un sujet patriotique dans la commande royale des années 1770

L'œuvre appartient à la série des grands hommes français commandée pour exalter le civisme et la vertu. Brenet, formé auprès de Boucher puis lauréat du prix de Rome, s'impose alors comme l'un des principaux peintres d'histoire de sa génération. Il abandonne la légèreté rococo de ses débuts pour une gravité nouvelle, servant l'idéal d'un art édifiant qui prépare le terrain aux grandes machines de David.

Le serment tenu jusque dans la mort du connétable

La scène montre l'agonie de Bertrand Du Guesclin, connétable de France, mort au siège de Châteauneuf-de-Randon le 13 juillet 1380. Le capitaine de la place assiégée s'était engagé à livrer les clés de la ville ; fidèle à sa parole, il vient les déposer aux pieds du chef mourant. Un vieil homme agenouillé présente les clés sur un plateau, tandis qu'un chevalier en tunique rouge désigne le mourant. Un jeune page effondré pleure au pied du lit, incarnant le deuil collectif.

Une théâtralité savamment orchestrée

Brenet déploie une composition pyramidale sous un vaste dais vert frangé d'or. La lumière isole le corps allongé dans les draps blancs, autour duquel s'ordonnent armures d'acier, oriflammes fleurdelisées et lances dressées. La palette oppose le rouge éclatant du chevalier à la froideur des cuirasses ; à l'arrière-plan, une tour crénelée rappelle le théâtre du siège. Le drapé sculptural et la rhétorique des gestes affirment déjà l'esthétique néo-classique.

Un jalon vers la peinture d'histoire davidienne

Présentée au public parisien, l'œuvre participe au renouveau de la peinture d'histoire nationale qui triomphera une décennie plus tard. Conservée au Louvre, à Paris, elle témoigne du moment où l'art français substitue aux fables mythologiques les exemples puisés dans l'histoire médiévale du royaume.

Une scène solennelle pour un intérieur de caractère

Cette reproduction convient aux intérieurs qui assument une présence forte : bibliothèque, bureau lambrissé, salon aux murs profonds ou entrée d'un espace tertiaire soucieux de solennité. Son théâtre d'armures et de drapés dialogue avec un mobilier classique comme avec un décor contemporain épuré, où elle apporte une note narrative et une profondeur historique. Elle s'adresse aux amateurs d'histoire, de peinture d'apparat et de récits chevaleresques.

 

Cette oeuvre est une peinture de la période classique appartenant au style néo-classicisme.

 

Le lieu de conservation de « Mort de Du Guesclin devant Chateauneuf-de-Randon, le 13 juillet 1380 » est Louvre, Paris, France.

 

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