Reproduction d'art Le Devin Tirésias se métamorphosant en femme de Pietro della Vecchia

Le Devin Tirésias se métamorphosant en femme Pietro della Vecchia
 
 
L'oeuvre
 
En situation
 
Finitions
du support
Ajouter une oeuvre à ma collection
Partagez
Partagez sur...
 
 
 
Livraison offerte dès d'achat *
(* Belgique, Luxembourg, France hors Corse)
L'oeuvre

Le Devin Tirésias se métamorphosant en femme

Peinte vers 1650, cette toile de Pietro della Vecchia saisit l'un des épisodes les plus étranges de la mythologie antique : la transformation du devin Tirésias en femme. Maître vénitien du grand siècle, l'artiste condense en une scène nocturne le moment du basculement, entre le corps masculin qui s'efface et la figure féminine qui advient.

Une fable antique peinte dans la Venise du Seicento

Cette toile appartient à la pleine maturité de Pietro della Vecchia, actif à Venise au milieu du XVIIe siècle. Vers 1650, le peintre multiplie les sujets mythologiques et les scènes à mi-corps traitées dans une lumière contrastée, héritées de la grande tradition vénitienne. Le thème de Tirésias lui offre un terrain idéal : un récit de chair, de savoir occulte et de métamorphose, propice au clair-obscur dont il a fait sa signature. Resserrée sur deux figures et quelques attributs, la composition illustre son goût pour les scènes énigmatiques chargées de symboles.

Les serpents, l'épée et la double nature du devin

La scène met en scène Tirésias, le devin aveugle de la légende thébaine. Selon le mythe, l'homme surprend un jour deux serpents accouplés, les frappe de son bâton et se voit aussitôt changé en femme pour plusieurs années. Della Vecchia rassemble tous les signes de cette fable au premier plan : deux serpents ondulent sur un linge blanc, près d'une épée posée à même l'étoffe. À gauche, un homme âgé, coiffé d'un bonnet rouge et vêtu d'une ample chemise blanche sous un manteau bleu, incline la tête et ferme les yeux, comme saisi par le vertige de la transformation. À droite, une jeune femme à demi nue, drapée dans une étoffe d'or, se penche vers lui et incarne le corps nouveau vers lequel le devin glisse. Le peintre montre ainsi la métamorphose non comme un instant, mais comme une coexistence — l'ancien et le nouveau visage d'un même être.

Un clair-obscur d'or et de nuit

La toile joue tout entière sur l'opposition de l'ombre et de la lumière. Sur un fond sombre à peine troué par un rideau vert, Della Vecchia détache les carnations et les drapés dans une lumière rasante. La palette, sourde et chaude, s'organise autour de l'ocre doré du linge, du rouge du bonnet et du bleu profond du manteau, ponctués par le blanc éclatant des chairs et de la chemise. Peinte à l'huile sur toile, l'œuvre déploie une matière dense, modelée par de puissants contrastes qui sculptent les visages et les mains. Ce parti pris ténébriste, acclimaté à Venise, confère à la scène son atmosphère grave et théâtrale.

L'héritier vénitien de Giorgione

Pietro della Vecchia doit sa réputation à sa maîtrise du style des maîtres anciens, au point d'être surnommé de son vivant l'imitateur de Giorgione. Ses contemporains recherchent ses pastiches savants et ses compositions à sujets rares, philosophiques ou magiques. Cette toile relève de cette veine érudite, où la mythologie sert de prétexte à une réflexion sur l'ambiguïté et le double. Aujourd'hui conservée au musée des Beaux-Arts de Nantes, elle témoigne du raffinement d'un art vénitien tardif qui prolonge, en plein Seicento, la mémoire du siècle d'or.

Une présence baroque pour un mur habité

Reproduite en grand format, cette scène apporte à un intérieur toute la profondeur de la peinture baroque vénitienne. Ses tonalités chaudes et son clair-obscur se prêtent particulièrement à un salon aux murs sombres ou colorés, à une bibliothèque ou à un bureau de caractère, où elle installe une atmosphère feutrée et cultivée. Le jeu de l'or, du rouge et du bleu dialogue aussi bien avec un mobilier ancien qu'avec une décoration contemporaine jouant sur les contrastes. Les amateurs de mythologie, de peinture ancienne et d'ambiances théâtrales y trouveront une œuvre forte, qui retient le regard et engage la conversation.

 

Cette oeuvre est une peinture de la période classique appartenant au style baroque.

 

Le lieu de conservation de « Le Devin Tirésias se métamorphosant en femme » est Musée des Beaux-Arts, Nantes, France.

 

Autres oeuvres dans les mêmes couleurs

Autres oeuvres similaires

Pourquoi Muzéo vous propose différents supports pour cette oeuvre ?
La réalisation d’une reproduction d’art Muzéo s’effectue sur des supports riches et variés qui s’adaptent
à vos besoins et à vos envies. A chaque esprit souhaité correspond un support adapté.
 
"Une production entièrement élaborée en France"

Les artisans de l'atelier Muzéo s'engagent à vous fournir une oeuvre faite à la main, avec les meilleurs matériaux et dans un souci d'exactitude, pour une qualité égale à celle que vous trouverez dans une galerie d'art.

Découvrez notre atelier