Personnalisez
Votre reproduction
La Mort de Procris DE Paul Véronèse
La Mort de Procris
Peinte vers 1584, cette huile sur toile appartient aux grandes compositions mythologiques que Paul Véronèse produit dans la dernière décennie de sa carrière vénitienne. L'artiste, alors au sommet de sa maîtrise, décline ici un sujet tiré d'Ovide sur un format horizontal ample, où le drame se joue à hauteur d'homme, au creux d'un sous-bois.
Un drame antique dans l'œuvre tardive de Véronèse
Le tableau forme la moitié d'un diptyque profane : il a pour pendant un Vénus et Adonis aujourd'hui au musée du Prado. Ce goût pour les récits de chasse et d'amour tragique traverse la maturité du peintre, qui privilégie alors des mises en scène resserrées et une tension dramatique plus intime que dans ses vastes banquets décoratifs. La toile témoigne d'une inflexion vers le maniérisme, sensible dans l'élongation des poses et l'artifice des gestes.
Le javelot magique et l'agonie de l'épouse
La scène fixe l'instant fatal du mythe de Céphale et Procris. Le prince thessalien vient de transpercer par mégarde son épouse, dissimulée dans les fourrés, avec le javelot magique qui ne manque jamais sa cible. Agenouillé, le jeune chasseur soutient la femme expirante d'un bras et tend l'autre dans un geste d'effroi et de dénégation. Procris s'affaisse au pied d'un arbre, la main encore refermée sur la hampe de l'arme qui l'a frappée. Derrière eux se dresse le fidèle chien Lélape, présent tutélaire de cette course de chasse dévoyée en catastrophe. À l'arrière-plan gauche, une petite silhouette ailée près de volatiles rappelle la dimension amoureuse du drame.
La robe d'or dans la pénombre du sous-bois
Véronèse construit l'image sur un fort contraste entre l'ombre dense du feuillage et l'éclat des chairs et des étoffes. La robe à motifs jaunes de Procris, qui glisse et découvre son sein, capte toute la lumière et devient le foyer chromatique de la composition. Le peintre y déploie sa science des drapés soyeux et des reflets métalliques, tandis que la palette sourde des verts et des bruns enveloppe les corps. Le modelé des figures, la torsion élégante du buste féminin et l'articulation savante des mains signalent un art où la beauté formelle ne cède rien à l'intensité du sujet.
De la collection de Philippe IV au musée de Strasbourg
La fortune de l'œuvre passe par les plus grands amateurs européens. En 1641, Diego Vélasquez l'acquiert à Venise pour le roi d'Espagne Philippe IV, la faisant entrer dans l'une des plus prestigieuses collections royales du siècle. Séparée par la suite de son pendant resté au Prado, la toile rejoint en 1912 le musée des Beaux-Arts de Strasbourg, où elle demeure aujourd'hui l'un des joyaux vénitiens des collections. Cette trajectoire illustre l'aura durable de Véronèse auprès des peintres et des collectionneurs, de l'Espagne baroque jusqu'aux musées français.
Une scène romanesque pour un intérieur habité
Reproduite en toile ou en tirage d'art, cette composition apporte à un intérieur la profondeur narrative d'une grande peinture ancienne. Son format horizontal et sa palette chaude, entre or et vert forêt, en font une pièce maîtresse au-dessus d'un canapé, d'une console ou d'un bureau, dans un salon classique comme dans un décor plus contemporain qui recherche un point de contraste. Elle séduit les amateurs de mythologie, de peinture vénitienne et d'ambiances feutrées, et instaure aussitôt une atmosphère de récit et de raffinement dans une bibliothèque, une chambre ou un espace de réception.
Cette oeuvre est une peinture de la période de la renaissance appartenant au style maniérisme.
Le lieu de conservation de « La Mort de Procris » est Musée des Beaux-Arts, Strasbourg, France.
Autres œuvres de Paul Véronèse
Autres oeuvres dans les mêmes couleurs
Autres oeuvres similaires
Les artisans de l'atelier Muzéo s'engagent à vous fournir une oeuvre faite à la main, avec les meilleurs matériaux et dans un souci d'exactitude, pour une qualité égale à celle que vous trouverez dans une galerie d'art.





















