Reproduction de tableau La Folle monomane du jeu de Théodore Géricault

La Folle monomane du jeu Théodore Géricault
 
 
L'oeuvre
 
En situation
 
Finitions
du support
Ajouter une oeuvre à ma collection
Partagez
Partagez sur...
 
 
 
Sujets : Portrait
Mots-clés : canne, femme, folie, portrait, regard, vieille femme, femme agée, vieillesse
Sujets : Portrait
Mots-clés : canne, femme, folie, portrait, regard, vieille femme, femme agée, vieillesse
L'oeuvre

La Folle monomane du jeu

Peinte vers 1820, La Folle monomane du jeu appartient à la célèbre série de portraits d'aliénés que Théodore Géricault réalise à la demande de l'aliéniste Étienne-Jean Georget. L'artiste sort alors épuisé du chantier titanesque du Radeau de la Méduse et traverse une période sombre. Loin des grandes machines héroïques, il resserre son regard sur des figures anonymes, saisies dans l'intimité de leur trouble. Ce cycle de portraits cliniques constitue l'un des sommets de sa dernière manière.

Un portrait clinique commandé par un aliéniste

La femme représentée souffre de ce que la psychiatrie naissante nomme alors une monomanie : une obsession unique, ici le jeu, qui envahit toute la personnalité sans altérer le reste du jugement. Georget, pionnier de l'aliénisme, cherche à établir une iconographie des pathologies mentales, et Géricault sert cette ambition scientifique tout en la dépassant. Le sujet n'est pas un cas mais une présence. Le peintre refuse la caricature, la théâtralité ou la moindre pointe de pittoresque, et donne à cette vieille femme une gravité pleine de dignité.

Un visage émacié surgi de l'ombre

Le cadrage se limite au buste, frontal et rapproché, détaché sur un fond brun presque uniforme d'où n'émerge que le montant d'un siège de bois à droite. La femme porte une coiffe blanche nouée sur des mèches grises, un col clair et une lourde houppelande vert olive qui l'enveloppe. Son visage buriné, d'une extrême pâleur, concentre toute la tension du tableau : les paupières rougies, le regard fixe qui glisse de côté, la bouche entrouverte disent l'absence intérieure autant que la lucidité. La lumière frappe le front et la joue, laissant le reste sombrer dans la pénombre.

Une palette sourde travaillée dans la matière

Géricault construit l'image sur une gamme réduite de bruns, de verts éteints et de blancs cassés, sans aucun éclat de couleur qui viendrait distraire du visage. La touche est large et chargée sur les drapés de la houppelande, plus serrée et fondue sur la carnation, où affleure le réseau des rides. Ce contraste entre l'ampleur du vêtement et la précision du traitement des chairs donne au portrait sa force. Le fond neutre, hérité de la tradition du portrait espagnol, isole la figure et interdit tout adoucissement du propos.

De Goya au réalisme, une filiation revendiquée

Cette série inscrit Géricault dans la lignée d'un Goya, dont il partage la fascination pour les marges de la raison, et annonce le regard sans fard que le réalisme portera bientôt sur les humbles. En retenant l'expression plutôt que l'anecdote, le peintre prolonge les anciennes études de caractère tout en les affranchissant de leur cadre académique. Redécouverts et dispersés au XIXe siècle, ces portraits ont durablement marqué l'histoire du romantisme, saluée pour leur honnêteté saisissante. Conservée au Louvre à Paris, l'œuvre demeure l'un des témoignages les plus troublants de cette rencontre entre art et médecine.

Une présence grave pour un intérieur au caractère affirmé

En reproduction murale, ce portrait s'adresse aux amateurs d'une peinture exigeante et introspective. Sa palette sombre et feutrée se marie aux intérieurs au caractère marqué : bibliothèque, bureau, salon habillé de bois et de tons profonds, où elle installe une atmosphère recueillie. Suspendue seule sur un mur clair, la toile capte le regard et engage le dialogue ; intégrée à un accrochage de cadres anciens, elle affirme un goût sûr pour l'histoire de l'art. C'est une pièce pour ceux qui préfèrent la vérité d'un visage à l'ornement facile.

 

Cette oeuvre est une peinture de la période classique appartenant au style romantisme.

 

Le lieu de conservation de « La Folle monomane du jeu » est Louvre, Paris, France.

 

Autres oeuvres dans les mêmes couleurs

Autres oeuvres similaires

Pourquoi Muzéo vous propose différents supports pour cette oeuvre ?
La réalisation d’une reproduction d’art Muzéo s’effectue sur des supports riches et variés qui s’adaptent
à vos besoins et à vos envies. A chaque esprit souhaité correspond un support adapté.
 
"Une production entièrement élaborée en France"

Les artisans de l'atelier Muzéo s'engagent à vous fournir une oeuvre faite à la main, avec les meilleurs matériaux et dans un souci d'exactitude, pour une qualité égale à celle que vous trouverez dans une galerie d'art.

Découvrez notre atelier