Reproduction de tableau Femmes puisant de l'eau au bord du Nil de Emile Bernard

Femmes puisant de l'eau au bord du Nil Emile Bernard
 
 
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Sujets : Scène de genre
Mots-clés : 19e siècle, Nil, barque, cours d'eau, ruisseau, femme, fleuve identifié, jarre
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Le conseil Muzéo

Le conseil Muzéo pour Femmes puisant de l'eau au bord du Nil de Emile Bernard

Pour profiter pleinement de «Femmes puisant de l'eau au bord du Nil» de Emile Bernard, nous vous conseillons le format moyen (60x81.3 cm) sur toile sur châssis, avec un encadrement moulures dorées à la feuille d'or - fine.
L'oeuvre

Femmes puisant de l'eau au bord du Nil

Peinte en 1900, Femmes puisant de l'eau au bord du Nil appartient au long chapitre égyptien d'Émile Bernard, période décisive où l'artiste tourne le dos à l'avant-garde qui l'avait fait connaître. Installé au Caire depuis le début des années 1890, il y demeure une décennie et se consacre à des scènes de la vie quotidienne saisies au bord du fleuve.

Peint pendant les années égyptiennes de Bernard

Cette toile marque la distance parcourue depuis Pont-Aven. Aux côtés de Gauguin, Bernard avait inventé le cloisonnisme et théorisé le synthétisme, avec ses aplats cernés et ses couleurs franches. En Égypte, il abandonne ce vocabulaire pour un art nourri d'observation directe et de leçons classiques, où le dessin retrouve une autorité que le synthétisme avait mise de côté. La scène de puisage, motif répété dans son œuvre orientaliste, condense cette recherche d'un art à la fois vécu et intemporel.

Les porteuses d'eau sur la rive du fleuve

La composition rassemble un groupe de femmes venues chercher l'eau du Nil. Au premier plan, plusieurs d'entre elles s'accroupissent autour de grandes jarres de terre cuite posées sur le sable ; d'autres, debout, portent en équilibre sur la tête cruches, plateaux et récipients de céramique. Leurs robes longues déclinent des brun profond, des bordeaux et des bleus voilés, tandis qu'un enfant vêtu de clair s'intercale parmi les silhouettes. Derrière elles, deux felouques aux voiles latines glissent sur l'eau calme, et une frange de palmiers ferme l'horizon. Le geste du puisage, immémorial, donne à cette scène de genre une gravité presque cérémonielle.

Une palette sourde et un dessin sculptural

Bernard travaille ici l'huile sur toile dans une gamme volontairement éteinte, où dominent les gris bleutés du ciel et de l'eau, les ocres du rivage et les tons terreux des vêtements. Cette sobriété chromatique concentre l'attention sur le modelé des corps et le drapé des étoffes, traités avec une fermeté qui rappelle les maîtres de la Renaissance italienne que l'artiste étudie alors. La disposition des figures, échelonnées du bord de l'eau vers l'avant, organise l'espace en frise et confère à l'ensemble une stabilité monumentale, loin de la vibration impressionniste.

Le second Bernard, loin de Pont-Aven

L'œuvre appartient à la part la moins commentée mais la plus personnelle de la carrière de Bernard, celle du peintre qui revendique un retour à la tradition. Longtemps réduit à son rôle de pionnier aux côtés de Gauguin, il est aujourd'hui réévalué pour ces grandes compositions orientalistes qui témoignent d'une cohérence propre. Conservée au palais des Beaux-Arts de Lille, la toile illustre cette seconde manière où l'ambition figurative et la fascination pour l'Orient prennent le pas sur l'expérimentation formelle de la jeunesse.

Une scène fluviale pour un intérieur chaleureux

Reproduite en grand format, cette toile apporte une présence chaleureuse et apaisée à un intérieur. Ses tonalités terreuses et sa lumière douce s'accordent naturellement avec un salon aux teintes naturelles, un décor bohème ou un espace inspiré des matières brutes — bois, terre cuite, lin. Le motif du fleuve et des porteuses, à la fois narratif et paisible, en fait une pièce idéale pour une salle à manger conviviale ou un bureau où l'on cherche une atmosphère de sérénité. Elle parle aux amateurs de voyages, d'art orientaliste et de scènes de vie, et signe un mur avec l'élégance discrète d'un tableau ancien.

 

Cette oeuvre est une peinture de la période moderne appartenant au style orientalisme.

 

Le lieu de conservation de « Femmes puisant de l'eau au bord du Nil » est Palais des Beaux-Arts, Lille, France.

 

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