Honoré Daumier

Honoré Daumier

Honoré Victorin Daumier nait le 26 février 1808 à Marseille. Il est le fils de Marc Louis Daumier et de Cécile Catherine Philippe. En 1816, il part vivre à Paris avec sa famille, et est placé en apprentissage chez un huissier. Cela ne l’empêche pas, en 1823, de rentrer dans l’atelier « l’Académie suisse ». Cela lui permet de travailler pour les éditions Belliard dans le domaine de la lithographie, ainsi que dans l’illustration.

En 1829, il réalise ses premiers dessins pour l’hebdomadaire La Silhouette. L’année suivante, Charles Philipon, qui travaillait pour La Silhouette, crée son propre journal, La Caricature, et invite Daumier à le rejoindre. Il dessine alors des œuvres caricaturales et satiriques, visant surtout la royauté et la bourgeoisie. En 1832, il est condamné à six mois de prison pour avoir représenté le roi Louis-Philippe sous les traits de l’ogre Gargantua.

A sa sortie de prison, il continue néanmoins de réaliser des caricatures de la monarchie, en particulier sous forme de bustes en terre et servant de modèles à ses illustrations. Toutefois, en 1835, une loi visant à censurer la presse voit le jour, et La Caricature disparait.

Peu de temps après, Charles Philipon lance un nouveau journal, Le Charivari. Daumier y travaille jusqu’en 1860, non plus pour créer des caricatures politiques, mais principalement pour des caricatures de la vie des bourgeois. Parallèlement à ce travail, il illustre – entre autres – plusieurs romans d’Honoré de Balzac, et commence à peindre.

L’une de ses premières peintures, Le Meunier, son fils et l’âne, est exposée au Salon de 1849. La plupart de ses peintures ne sont pas datées, mais ont été situées dans les années 1860 : L’amateur d’estampes (1860), La blanchisseuse (1863), Le Wagon de troisième classe (1864), Crispin et Scapin (1864). Il crée aussi beaucoup de sculptures, dont les plus célèbres sont les bustes de 1835, le bas-relief Les Emigrants et la sculpture Ratapoil.

En 1865, il quitte Paris pour Valmondois, dans l’Oise, à cause des difficultés financières qu’il rencontre. De plus, il commence à perdre progressivement la vue. Les Châtiments, lithographie en référence à Victor Hugo, est sa dernière œuvre. La galerie Durand-Ruel organise la première rétrospective de son travail en 1878. Il meurt l’année suivante.

Honoré Daumier est un artiste complet, excellant autant dans la gravure que dans la peinture et la sculpture, ayant la particularité de représenter des scènes particulièrement réalistes sous des traits caricaturaux et satiriques, et dénonçant l’indécence de l’écart entre les conditions de vie des riches et des pauvres. Charles Baudelaire dit d’ailleurs à son propos : « L’un des hommes les plus importants, je ne dirai pas seulement de la caricature, mais encore de l’art moderne. »

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