Personnalisez
Votre reproduction
Prise de la Bastille, 14 juillet 1789 DE Jean-Pierre-Laurent Houel
Prise de la Bastille, 14 juillet 1789
Peinte à chaud par un témoin de son temps, cette gouache fixe l'événement fondateur de la Révolution française le jour même où il bascule dans la légende.
Une gouache exécutée l'année de l'événement
Cette œuvre marque la rencontre entre un artiste de formation classique et l'actualité brûlante de 1789. Jean-Pierre Houël, graveur, dessinateur et peintre né à Rouen en 1735, s'était fait connaître par ses vues topographiques et ses paysages de Sicile et de Malte. Ici, il tourne son regard de védutiste vers Paris et vers l'histoire immédiate, transformant sa maîtrise du relevé documentaire en chronique d'un soulèvement. La scène appartient à cet élan qui, chez les peintres d'histoire, réoriente le grand genre vers l'événement contemporain et le souffle collectif propre au romantisme naissant.
La foule à l'assaut de la forteresse royale
Le sujet est l'assaut de la prison-forteresse, symbole de l'arbitraire monarchique. À gauche se dresse la Bastille, masse de tours rondes crénelées couronnées de fumée, tandis qu'une épaisse colonne noire s'élève sur la droite, au-dessus de la porte Saint-Antoine embrasée. Au premier plan se presse la multitude des assaillants : gardes-françaises, insurgés armés de piques, de fusils et de sabres, canons tirés à bras d'hommes, corps à terre. Houël donne à voir moins un portrait de héros qu'une masse en mouvement, peuple anonyme devenu acteur de l'Histoire.
Le grain de la pierre et la fumée en lavis
Houël travaille dans une gamme sourde de gris, d'ocres et de bruns, rehaussée d'accents rouges sur les uniformes et les flammes. La technique de la gouache et du lavis lui permet de modeler la lumière voilée, d'estomper les volutes de fumée et de détailler le grain minéral des murailles. La composition oppose la verticalité massive de la forteresse à l'agitation horizontale et fourmillante de la foule, ménageant une profondeur de vue presque cartographique.
Une image devenue mémoire de la Révolution
Conservée au musée Carnavalet, à Paris, cette gouache s'est imposée comme l'une des représentations les plus reproduites de la journée du 14 juillet. Sa valeur de témoignage visuel, portée par un artiste contemporain des faits, en a fait une source iconographique majeure pour les manuels, les gravures et l'imagerie républicaine. Elle nourrit encore aujourd'hui la mémoire collective de la fête nationale.
Un fragment d'histoire pour un mur qui a du caractère
Reproduite en grand format, cette scène apporte une densité narrative et une profondeur historique à un intérieur. Elle trouve naturellement sa place dans un bureau, une bibliothèque ou un salon aux tonalités chaudes, où sa palette de pierre et de fumée dialogue avec le bois, le cuir et les teintes sombres. Amateurs d'histoire, passionnés de la période révolutionnaire ou décorateurs en quête d'une pièce forte y verront un point d'accroche qui invite au récit et à la conversation.
Cette oeuvre est une peinture de la période classique appartenant au style romantisme.
Le lieu de conservation de « Prise de la Bastille, 14 juillet 1789 » est Musée Carnavalet, Paris, France.
Autres œuvres de Jean-Pierre-Laurent Houel
Autres oeuvres dans les mêmes couleurs
Autres oeuvres similaires
Les artisans de l'atelier Muzéo s'engagent à vous fournir une oeuvre faite à la main, avec les meilleurs matériaux et dans un souci d'exactitude, pour une qualité égale à celle que vous trouverez dans une galerie d'art.




















