Reproduction de tableau Portrait du torero Costillares de Francisco de Goya

Portrait du torero Costillares Francisco de Goya
 
 
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Sujets : Portrait
Mots-clés : 19e siècle, peinture, portrait, homme, peinture, portrait, tauromachie, tauromachie, torero, toéador
Sujets : Portrait
Mots-clés : 19e siècle, peinture, portrait, homme, peinture, portrait, tauromachie, tauromachie, torero, toéador
L'oeuvre

Portrait du torero Costillares

Avec ce portrait d'une figure populaire de l'arène, Goya quitte le décorum des commandes royales pour saisir un homme de chair, un héros du peuple espagnol.

Goya portraitiste des figures espagnoles

Ce portrait s'inscrit dans la grande veine des effigies individuelles qui jalonnent la carrière madrilène de Goya. Formé au baroque tardif puis au néoclassicisme découvert en Italie, le peintre devient dans les années 1780-1790 le portraitiste le plus demandé d'Espagne. À mesure que sa touche se libère, il délaisse l'apparat des commandes de cour pour une attention nouvelle aux visages et aux tempéraments, qui amorce sa transition vers l'esthétique romantique dont il demeure l'un des grands initiateurs.

Costillares, héros de la tauromachie

Le sujet est un torero, figure centrale de la fièvre taurine qui traverse l'Espagne du siècle. L'homme pose en buste, le regard droit, la mine franche, vêtu d'une veste verte à épaulettes passementées de sombre et d'une chemise à jabot froncé nouée d'un ruban clair. Sa chevelure brune, retenue par une résille bleue, évoque la coleta des hommes d'arène. Goya célèbre ici l'aura d'une célébrité de la fiesta brava, à mi-chemin du notable et de l'idole populaire.

Une touche libre sur fond sombre

La composition concentre toute la lumière sur le visage et le jabot, détachés d'un fond brun uni qui plonge le reste dans l'ombre. La palette reste sobre — verts profonds, bruns, blancs nacrés —, animée par le ruban bleu et la note rose du nœud. Goya travaille le jabot par empâtements vifs et dénoués, tandis que le modelé du visage reste souple, tout en transitions. Cette économie de moyens et cette franchise d'exécution annoncent la peinture moderne.

La postérité d'un art de la vérité

La manière de Goya, directe et dénuée de flatterie, a profondément marqué le portrait du XIXe siècle. Édouard Manet, admirateur revendiqué du maître espagnol, retiendra de lui cette autorité des fonds sombres et cette liberté de touche. En peignant une célébrité de l'arène avec la gravité réservée aux grands de ce monde, Goya hausse le héros populaire au rang de sujet pictural à part entière.

Une présence intense pour un mur sobre

Reproduite en grand format, cette effigie apporte à un intérieur une présence chaleureuse et habitée. Son fond sombre et sa lumière concentrée en font une pièce forte au-dessus d'un buffet, dans une entrée ou un bureau aux tons profonds. Elle s'accorde aux ambiances classiques comme aux décors contemporains épurés, où son vert et ses carnations réchauffent un mur neutre et imposent un point de regard d'une belle densité.

 

Cette oeuvre est une peinture de la période classique appartenant au style romantisme.

 

Le lieu de conservation de « Portrait du torero Costillares » est Musée Lazaro Galdiano, Madrid, Espagne.

 

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