Reproduction de tableau Noli me tangere de Le Corrège

Noli me tangere Le Corrège
 
 
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Sujets : Histoire, Jardin, Mythologie, Religion
Mots-clés : Bible, Italie, peinture, Renaissance, apparition, choc, italien, jardin, Passion, prostituée, religion, résurrection, saint, sainte Marie-Madeleine, surprise, vision
Sujets : Histoire, Jardin, Mythologie, Religion
Mots-clés : Bible, Italie, peinture, Renaissance, apparition, choc, italien, jardin, Passion, prostituée, religion, résurrection, saint, sainte Marie-Madeleine, surprise, vision
L'oeuvre

Noli me tangere

Peint vers 1525, le Noli me tangere appartient à la pleine maturité du Corrège, alors installé à Parme où il déploie l'un des langages les plus sensuels de la Renaissance italienne. Antonio Allegri, dit Le Corrège, y concentre les recherches qui feront sa réputation : douceur des chairs, fondu des transitions lumineuses, tendresse des expressions.

Un jalon parmesan de la maturité du Corrège

L'œuvre s'inscrit dans la décennie où l'artiste enchaîne les grands décors de coupoles à Parme et perfectionne son fameux sfumato, hérité de Léonard mais poussé vers une clarté colorée qui n'appartient qu'à lui. Le Corrège travaille ici le format intime du panneau dévotionnel, où il excelle à traduire l'émotion religieuse en gestes délicats plutôt qu'en dramaturgie appuyée. Cette scène condense sa manière : une grâce des attitudes et une palette lumineuse qui annoncent le maniérisme émilien et, plus loin, la sensibilité du XVIIIe siècle.

La reconnaissance au matin de Pâques

La scène illustre l'épisode évangélique où le Christ ressuscité apparaît à Marie-Madeleine au matin de Pâques et lui adresse ces mots, « Noli me tangere », ne me touche pas. Agenouillée à gauche dans une somptueuse robe safran doublée de rouge, la sainte lève le visage vers le Christ, la main tendue dans un mouvement de reconnaissance bouleversée. Debout, drapé d'un manteau bleu qui découvre son torse, il désigne le ciel de la main droite tandis que sa gauche s'incline vers elle, retenant son élan. La bêche posée au pied de l'arbre, à droite, rappelle que Madeleine l'a d'abord pris pour le jardinier : le motif du jardin devient ici le théâtre de la révélation.

Le bleu, l'or et la lumière du paysage

La composition repose sur le contraste entre la verticale du Christ et la diagonale agenouillée de Madeleine, deux corps que relie le jeu des mains au centre exact du panneau. Le Corrège fait dialoguer le bleu profond du manteau et l'or brodé de la robe, deux masses de couleur détachées sur un paysage boisé qui s'enfonce vers des collines bleutées et un ciel d'aube. La lumière rasante modèle la carnation du ressuscité avec cette suavité caractéristique, tandis que le feuillage, traité en touches vibrantes, baigne toute la scène dans une atmosphère matinale. L'huile permet ces passages fondus, du plein soleil au lointain vaporeux.

D'une commande parmesane aux collections royales d'Espagne

Longtemps admiré pour la tendresse de son expression, ce panneau a nourri l'image d'un Corrège « peintre de la grâce » qu'exalteront les amateurs des siècles suivants. Passé dans les collections royales espagnoles, il est aujourd'hui conservé au musée du Prado à Madrid, où il compte parmi les fleurons italiens de l'institution. Les historiens y voient un modèle de la manière dont la Renaissance a su plier le récit sacré à une émotion presque intime, chaque geste valant davantage qu'un discours.

Une scène lumineuse pour un intérieur chaleureux

En reproduction murale, ce Noli me tangere apporte une présence à la fois solennelle et douce, portée par l'accord du bleu et de l'or qui réchauffe une pièce sans l'alourdir. Le format vertical convient à un mur de séjour, à un couloir ou à une entrée où il structure l'espace, et son paysage vaporeux s'accorde aux intérieurs classiques comme aux décors contemporains épurés qui cherchent une note picturale forte. Les amateurs de peinture ancienne, de scènes narratives et de belles matières y trouveront une œuvre chaleureuse, propice au recueillement comme à la contemplation esthétique.

 

Cette oeuvre est une peinture de la période de la renaissance appartenant au style renaissance italienne.

 

Le lieu de conservation de « Noli me tangere » est Musée du Prado, Madrid, Espagne.

 

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