Reproduction de tableau Mort de Cléopâtre de Jean-André Rixens

Mort de Cléopâtre Jean-André Rixens
 
 
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Mots-clés : peinture, léopard, panthère, léopard, peinture, servante, serviteur, suicide
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Le conseil Muzéo

Le conseil Muzéo pour Mort de Cléopâtre de Jean-André Rixens

Pour profiter pleinement de «Mort de Cléopâtre» de Jean-André Rixens, nous vous conseillons le format moyen (0x0 cm) sur toile sur châssis, avec un encadrement moulures dorées à la feuille d'or - fine.
L'oeuvre

Mort de Cléopâtre

Peinte en 1874, La Mort de Cléopâtre compte parmi les toiles qui installent Jean-André Rixens sur la scène de la peinture d'histoire française. Elle appartient à un ensemble de grands drames antiques, aux côtés du Cadavre de César et de La Mort d'Agrippine, où le peintre déploie son goût pour la mort spectaculaire et la reconstitution érudite.

Une peinture d'histoire qui lance la carrière de Rixens

L'œuvre marque le moment où Rixens choisit le registre du grand récit tragique pour se faire un nom. Formé dans la tradition de l'atelier, il embrasse ici les codes de l'académisme : sujet emprunté à l'Antiquité, dessin maîtrisé, composition théâtrale et fini léché. À trente ans, il vise les cimaises officielles et le prestige que confère la peinture d'histoire, alors reine de la hiérarchie des genres. Ce tableau devient sa carte de visite et fixe durablement les préoccupations qui traversent son travail : le corps mis en scène, l'exactitude du décor, la puissance narrative d'un instant suspendu.

Le suicide de la reine d'Égypte

La scène montre Cléopâtre morte, allongée nue sur une couche drapée de blanc, le corps offert en diagonale à travers toute la largeur de la toile. La reine vient de se donner la mort par la morsure de l'aspic, dont le petit panier tressé gît au pied du lit. Derrière elle, une servante à la peau sombre veille encore, tandis qu'une seconde figure s'affaisse dans la pénombre, terrassée par le même sort. Le décor égyptisant — hiéroglyphes gravés, tenture jaune ornée d'un scarabée ailé, mobilier doré — situe le drame dans le palais d'Alexandrie et convoque tout l'imaginaire du pouvoir déchu. Rixens fige l'après du geste : non le suicide, mais la beauté vaincue, offerte au regard dans un silence funèbre.

Nu académique et décor égyptisant

Rixens travaille cette huile sur toile en grand format, autour d'une diagonale unique qui commande toute la lecture : le corps clair de Cléopâtre tranche sur la profondeur assombrie de la chambre. La palette oppose la blancheur nacrée de la chair et des étoffes à l'or de la tenture, aux rouges du tapis et à la peau tachetée du léopard jeté sur le socle du lit. Le peintre soigne chaque matière — bijoux, textiles, laque des meubles — avec une précision documentaire qui sert l'illusion. La lumière rasante modèle le nu avec une sensualité froide, tandis que l'arrière-plan s'enfonce dans une obscurité qui accentue le caractère théâtral de la mise en scène.

Une icône du goût orientaliste du XIXe siècle

Le tableau s'inscrit dans la fascination du XIXe siècle pour l'Orient et l'Égypte ancienne, thème alors omniprésent au Salon. Rixens y répond par une reconstitution soignée qui séduit le public et la critique de son temps, avides de ces morts d'héroïnes antiques mêlant érudition, exotisme et nu féminin. La figure de Cléopâtre, femme de pouvoir vaincue par l'amour et la fatalité, nourrit une longue lignée de représentations, du théâtre à la peinture. Cette version compte parmi les plus reconnaissables du sujet et continue de circuler comme une image emblématique du drame antique vu par le second XIXe siècle.

Une composition théâtrale pour un intérieur affirmé

En reproduction murale, cette toile impose une présence dramatique qui structure aussitôt une pièce. Son horizontalité et sa diagonale conviennent aux murs larges d'un salon ou d'une entrée, au-dessus d'une console ou d'un canapé, où l'œil suit naturellement la ligne du corps. La richesse des ors, des rouges profonds et des noirs veloutés dialogue avec les intérieurs classiques, les décors bourgeois revisités et les ambiances feutrées où l'on cultive le goût du récit. Elle s'adresse aux amateurs de peinture d'histoire, de mythologie et d'esthétique orientaliste, et transforme un pan de mur en scène silencieuse, à la fois érudite et théâtrale.

 

Cette oeuvre est une peinture de la période moderne appartenant au style académisme.

 

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