Reproduction de tableau Les funérailles de Victor Hugo, Place de l'Etoile (1er juin 1885) de Jean Béraud

Les funérailles de Victor Hugo, Place de l'Etoile (1er juin 1885) Jean Béraud
 
 
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Sujets : Scène de genre
Mots-clés : 19e siècle, Paris, Victor HUGO, arbre, arc de triomphe, enterrement, escabeau, feu, foule, passant, piéton, poète, poétesse, rue, spectateur
Sujets : Scène de genre
Mots-clés : 19e siècle, Paris, Victor HUGO, arbre, arc de triomphe, enterrement, escabeau, feu, foule, passant, piéton, poète, poétesse, rue, spectateur
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Le conseil Muzéo

Le conseil Muzéo pour Les funérailles de Victor Hugo, Place d... de Jean Béraud

Pour profiter pleinement de «Les funérailles de Victor Hugo, Place de l'Etoile (1er juin 1885)» de Jean Béraud, nous vous conseillons le format moyen (60x69 cm) sur toile sur châssis, avec un encadrement moulures dorées à la feuille d'or - fine.
L'oeuvre

Les funérailles de Victor Hugo, Place de l'Etoile (1er juin 1885)

Le 1er juin 1885, Paris enterre son plus grand poète et Jean Béraud fixe la scène au pied de l'Arc de Triomphe. Peintre de la vie parisienne, l'artiste consacre l'essentiel de sa carrière à observer les rues, les boulevards et les foules de la capitale sous la Troisième République. Cette toile appartient à sa veine la plus documentaire, celle où il devient le chroniqueur des grands moments collectifs de son temps. Les funérailles nationales de Victor Hugo, qui rassemblent près de deux millions de personnes, lui offrent un sujet à sa mesure : la ville transformée en masse humaine.

Une multitude venue rendre hommage au poète

Béraud saisit non pas le cortège officiel mais la foule des spectateurs massée place de l'Étoile. Au premier plan, des Parisiens de toutes conditions se pressent : ouvriers en blouse bleue, bourgeois en chapeau haut de forme, femmes en toilette sombre, badauds curieux. Des escabeaux et des échelles se dressent au milieu de la cohue, gravis par ceux qui cherchent à voir par-dessus les têtes. Une femme vêtue de noir, juchée en hauteur, domine la scène et concentre le regard. Derrière elle, le socle sculpté de l'arc et son haut-relief guerrier rappellent le monument sous lequel le catafalque du poète a été exposé la nuit précédente. Des drapeaux, un réverbère orné et un arbre encadrent cette humanité compacte, où chaque visage raconte une manière différente de participer à l'événement.

La touche vive au service de la foule

Le tableau tire sa force d'une facture rapide et enlevée, où la matière reste visible et vibrante. Béraud travaille par petites touches juxtaposées pour rendre le fourmillement des silhouettes, sans jamais figer les personnages dans un dessin trop appuyé. La palette mêle les bruns, les gris et les noirs des vêtements urbains, relevés par l'éclat du bleu de la blouse ouvrière au centre et par la note rouge d'un drapeau sur la droite. La partie supérieure, laissée dans des tons ocre et sable, contraste avec la densité du premier plan et fait respirer la composition. Cette économie de moyens, cette attention à la lumière du jour et au grouillement instantané placent l'œuvre au plus près des recherches impressionnistes appliquées à la scène de foule.

Béraud, mémorialiste de la vie parisienne

Jean Béraud s'impose de son vivant comme l'un des témoins les plus fidèles du Paris de la Belle Époque. Ses scènes de rue, de café et de mondanités constituent aujourd'hui une source visuelle précieuse pour comprendre la société de la fin du XIXe siècle. En choisissant de peindre les obsèques de Hugo par le biais des anonymes plutôt que des officiels, il livre une lecture démocratique de l'événement, où le peuple devient le véritable héros du deuil national. Conservée au musée Carnavalet, à Paris, la toile est devenue une image de référence sur cette journée fondatrice de la mémoire républicaine, régulièrement reproduite pour illustrer la ferveur populaire qui accompagna la dépouille du poète jusqu'au Panthéon.

Un tableau d'histoire pour un intérieur de caractère

Reproduite en tirage mural, cette scène animée apporte une profondeur narrative immédiate à un intérieur. Elle trouve naturellement sa place dans un salon habillé de meubles anciens, un bureau, une bibliothèque ou un espace tertiaire au parti pris culturel affirmé. Ses tonalités sombres et chaleureuses se marient aux ambiances feutrées, aux boiseries et aux atmosphères de cabinet de lecture. Amateurs d'histoire, passionnés de Paris et lecteurs de Victor Hugo y verront bien plus qu'un décor : un fragment vivant du XIXe siècle, une foule qui continue de vibrer sur le mur et invite à s'attarder sur chaque détail.

 

Cette oeuvre est une peinture de la période moderne appartenant au style impressionnisme.

 

Le lieu de conservation de « Les funérailles de Victor Hugo, Place de l'Etoile (1er juin 1885) » est Musée Carnavalet, Paris, France.

 

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