Reproduction de tableau Les filles d'Edward Darley Boit de John Singer Sargent

Les filles d'Edward Darley Boit John Singer Sargent
 
 
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Sujets : Portrait
Mots-clés : 19e siècle, Paris, appartement, enfance, enfant, fille, jouet, portrait, poupée, soeur, tablier, vase
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Sujets : Portrait
Mots-clés : 19e siècle, Paris, appartement, enfance, enfant, fille, jouet, portrait, poupée, soeur, tablier, vase
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Le conseil Muzéo

Le conseil Muzéo pour Les filles d'Edward Darley Boit de John Singer Sargent

Pour profiter pleinement de «Les filles d'Edward Darley Boit» de John Singer Sargent, nous vous conseillons le format moyen (60x60.9 cm) sur toile sur châssis, avec un encadrement moulures dorées à la feuille d'or - fine.
L'oeuvre

Les filles d'Edward Darley Boit

Peint à Paris en 1882, ce grand portrait de famille marque un sommet dans la jeunesse artistique de John Singer Sargent. L'artiste, à peine âgé de vingt-six ans, y réunit les quatre filles de son ami peintre Edward Darley Boit dans le vaste appartement parisien de la famille. La toile condense tout ce qui fascine alors Sargent : la lumière capricieuse des grands intérieurs, l'élégance des matières et une manière de saisir l'enfance sans mièvrerie.

Un jalon parisien avant le scandale de Madame X

L'œuvre appartient aux années parisiennes où Sargent se construit une réputation de portraitiste hors pair, deux ans avant le tumulte que provoquera son Portrait de Madame X. À ce moment de sa carrière, il cherche à dépasser le portrait mondain convenu en jouant sur l'espace, le vide et l'atmosphère. Sa touche vive, son goût pour les valeurs sombres et sa fascination pour Velázquez nourrissent une peinture claire, rapide, attentive aux effets de lumière naturelle plutôt qu'à la description minutieuse.

Quatre âges de l'enfance dans un appartement parisien

La scène montre les quatre sœurs Boit disposées à distance les unes des autres dans un intérieur profond et sombre. La cadette, assise à même un tapis d'Orient, tient une poupée sur ses genoux et fixe le spectateur avec gravité. Debout à gauche, une fillette en tablier blanc se détache dans la lumière. Les deux aînées se tiennent en retrait, absorbées par l'ombre, l'une de dos, l'autre appuyée contre un immense vase. Deux monumentales porcelaines d'Imari encadrent l'espace et structurent la composition. Loin d'un portrait de groupe convenu, l'agencement dit l'écart entre les âges : plus les sœurs grandissent, plus elles s'enfoncent dans la pénombre.

La lumière, le vide et la leçon des maîtres espagnols

Sargent construit son tableau sur un carré presque parfait et un contraste tranché entre l'avant lumineux et le fond ténébreux. La palette repose sur des noirs profonds, des bruns chauds et l'éclat des tabliers blancs, ponctué par le rouge d'un paravent à droite. La touche est franche, enlevée, laissant deviner la rapidité d'exécution. Le vaste espace vide qui sépare les figures devient un motif à part entière, hérité de la scénographie des Ménines de Velázquez, que Sargent avait longuement étudié au Prado.

De l'énigme critique à l'icône muséale

Henry James voyait dans cette toile un « ravissant morceau de peinture enfantine ». D'autres commentateurs ont perçu, dans la dispersion des sœurs et l'ombre qui les gagne, une méditation mélancolique sur le passage de l'enfance à l'âge adulte. La comparaison avec les Ménines est devenue un lieu commun de la critique, au point que l'œuvre fut un temps exposée aux côtés des deux vases d'Imari eux-mêmes. Conservée au Museum of Fine Arts de Boston, elle compte aujourd'hui parmi les portraits les plus scrutés et admirés de l'art américain du XIXe siècle.

Une pénombre élégante pour un intérieur raffiné

En reproduction murale, cette toile apporte une profondeur feutrée et une intensité psychologique rare. Ses noirs veloutés et ses éclats de blanc s'accordent aux intérieurs sobres et habillés : un salon aux teintes profondes, une bibliothèque, un bureau au mobilier ancien. Le format quasi carré en fait une pièce d'accroche idéale au-dessus d'une console ou d'une cheminée. Elle séduit les amateurs de portraits classiques comme les esprits contemporains sensibles aux jeux d'ombre et de silence, et instaure d'emblée une atmosphère d'élégance recueillie.

 

Cette oeuvre est une peinture de la période moderne appartenant au style impressionnisme.

 

Le lieu de conservation de « Les filles d'Edward Darley Boit » est Museum of Fine Arts, Boston, Etats-Unis.

 

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