Reproduction de tableau L'Assomption de Marie Madeleine de Jusepe de Ribera

L'Assomption de Marie Madeleine Jusepe de Ribera
 
 
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Sujets : Religion
Mots-clés : peinture, ange, extase, nuée
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L'oeuvre

L'Assomption de Marie Madeleine

Cette Assomption de Marie Madeleine appartient à la maturité napolitaine de Jusepe de Ribera, celui que l'Italie surnomme lo Spagnoletto. Formé au contact du caravagisme, l'Espagnol y prolonge son ténébrisme tout en l'ouvrant à une lumière plus tendre et à des tonalités vénitiennes.

Un Ribera adouci après les martyres ténébristes

Le tableau marque un moment où Ribera assouplit sa manière la plus brutale. Après les saints suppliciés et les philosophes en haillons qui firent sa réputation, il aborde ici un thème d'élévation et de grâce. La violence anatomique cède la place à une ascension aérienne, signe de l'évolution tardive du peintre vers une palette plus claire et une atmosphère apaisée, sans renoncer à sa science du modelé et de la chair.

La pécheresse rachetée portée vers le ciel

Le sujet est l'élévation miraculeuse de Marie Madeleine, la pécheresse repentie devenue figure de la contemplation. Selon la légende dorée, la sainte est portée chaque jour vers le ciel par les anges. Ribera la montre les mains croisées sur la poitrine, le visage renversé et le regard perdu vers le haut, saisie en pleine extase mystique. Sa longue chevelure dénouée, attribut traditionnel de la Madeleine, ruisselle sur ses épaules. Autour d'elle, une nuée de putti nus l'entoure et la soulève, tandis qu'un paysage lointain s'étend en bas à droite.

Le rouge éclatant et la chair des angelots

La composition s'organise autour d'une puissante draperie écarlate qui claque au vent et structure toute la moitié droite. Ribera oppose la carnation rosée des angelots au ciel nuageux traité en gris bleutés et ocres. Le peintre déploie un modelé sensuel des corps enfantins et une lumière frisante qui accroche les visages. La touche, ample et fluide, révèle un métier abouti, entre naturalisme des chairs et envolée décorative du drapé.

Un jalon du baroque napolitain

Ribera demeure une référence majeure pour l'école napolitaine du XVIIe siècle. Son autorité marque durablement les générations suivantes, de Luca Giordano à toute la peinture méridionale. Conservée à l'Académie royale des Beaux-Arts Saint-Ferdinand de Madrid, cette Assomption illustre le rayonnement de l'artiste espagnol jusque dans les collections de son pays d'origine.

Une ascension spirituelle pour un mur habité

Reproduite en grand format, cette œuvre apporte un souffle vertical et une intensité dramatique à un intérieur. Le contraste du rouge profond sur les nuées convient aux salons aux tons sobres, aux bibliothèques et aux espaces de recueillement. Elle parle aux amateurs de peinture ancienne comme à ceux qui recherchent une image forte, chargée de spiritualité et de mouvement, pour donner de la hauteur à un mur.

 

Cette oeuvre est une peinture de la période classique appartenant au style baroque.

 

Le lieu de conservation de « L'Assomption de Marie Madeleine » est Académie royale des Beaux-Arts Saint-Ferdinand, Madrid, Espagne.

 

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