Personnalisez
Votre reproduction
La Marieuse DE Gerrit van Honthorst
La Marieuse
La Marieuse compte parmi ces scènes nocturnes qui firent la renommée de Gerrit van Honthorst dans toute l'Europe. Peinte en 1625, elle condense l'art d'un peintre qui, à son retour de Rome, transpose la leçon du Caravage dans l'intimité des intérieurs hollandais.
Peinte au retour de Rome, en pleine manière nocturne
Cette toile se situe au sommet de la période caravagesque de Honthorst. Formé à Utrecht, l'artiste passe près de dix ans en Italie où son goût pour les scènes éclairées à la chandelle lui vaut le surnom de Gerardo delle Notti, « Gérard des nuits ». De retour dans les Provinces-Unies au début des années 1620, il devient l'un des chefs de file du caravagisme d'Utrecht, ce foyer qui acclimate au Nord le clair-obscur et les sujets populaires venus d'Italie. La Marieuse appartient à cette veine de tableaux de genre où la lumière artificielle organise toute la composition.
L'entremetteuse, le galant et la joueuse de luth
Le sujet est celui de l'entremise amoureuse et de la galanterie tarifée, thème que la peinture hollandaise du Siècle d'or affectionne pour sa charge morale et sa saveur théâtrale. Autour d'une table, une jeune femme au décolleté généreux, une plume piquée dans les cheveux, sourit à un galant coiffé d'un large chapeau à plume qui se penche vers elle. À gauche, dans l'ombre, une vieille femme au turban observe et tend la main : c'est la marieuse, la figure de l'entremetteuse qui négocie la rencontre. Un luth adossé au mur, à droite, rappelle que la musique accompagne la séduction et sert de métaphore galante. La scène se lit comme un petit théâtre de la transaction amoureuse.
Une bougie cachée et le clair-obscur
Toute la construction repose sur une source lumineuse dissimulée, une bougie masquée par la main du jeune homme, dont la clarté chaude frappe les visages et les mains par en dessous. Ce parti pris plastique creuse des ombres profondes, détache les carnations lumineuses sur un fond brun et modèle les étoffes en larges plans contrastés. Peinte à l'huile sur panneau de bois, l'œuvre joue d'une palette resserrée de bruns, d'ocres et de rouges sourds, où seuls le linge clair et le teint des personnages captent la lumière. Le clair-obscur ne sert pas qu'à l'effet : il concentre le regard sur le jeu des mains et des sourires, là où se noue l'intrigue.
Une source pour la scène de genre hollandaise
Ces intérieurs nocturnes de Honthorst ont durablement irrigué la peinture de genre du Nord. Aux côtés de Hendrick ter Brugghen et de Dirck van Baburen, il impose à Utrecht un répertoire de tricheurs, de musiciens et d'entremetteuses éclairés à la bougie. Le motif même de la marieuse connaît une postérité éclatante : Johannes Vermeer en reprend le thème dans son Entremetteuse, preuve que ces compositions ont façonné l'imaginaire de toute une génération. La virtuosité de Honthorst dans le rendu de la lumière artificielle fait de lui une référence pour les peintres attachés aux effets nocturnes.
Une lumière chaude pour un intérieur feutré
Reproduite en grand format, cette scène apporte une profondeur chaleureuse à un intérieur au caractère affirmé. Ses bruns dorés et sa lumière de bougie créent une ambiance intime, propice à un salon cossu, une bibliothèque, un bureau lambrissé ou une salle à manger tamisée. Le tableau dialogue avec les décors classiques et les mobiliers en bois patiné, mais tranche aussi joliment sur un mur sombre contemporain, où il fait figure de foyer lumineux. Il s'adresse aux amateurs de peinture ancienne et de scènes narratives, à qui il offre un motif à la fois pittoresque et raffiné.
Cette oeuvre est une peinture de la période classique appartenant au style baroque.
Autres œuvres de Gerrit van Honthorst
Autres oeuvres dans les mêmes couleurs
Autres oeuvres similaires
Les artisans de l'atelier Muzéo s'engagent à vous fournir une oeuvre faite à la main, avec les meilleurs matériaux et dans un souci d'exactitude, pour une qualité égale à celle que vous trouverez dans une galerie d'art.




















