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Kiki de Montparnasse, 1926 DE Tsuguharu Foujita
Kiki de Montparnasse, 1926
Peint en 1926, au sommet de la gloire parisienne de Tsuguharu Foujita, ce nu allongé met en scène Kiki de Montparnasse, modèle et reine incontestée du quartier des artistes. L'œuvre appartient à la veine qui a fait la renommée du peintre : le corps féminin déployé sur un fond clair, entre tradition picturale occidentale et sensibilité venue du Japon.
Kiki, modèle des Années folles
Arrivé à Paris en 1913, Foujita s'impose au début des années 1920 avec ses grands nus aux fonds blancs, salués dès le Salon d'automne. En 1926, il est l'un des peintres les plus courus de Montparnasse. Alice Prin, dite Kiki, muse de tout le quartier, devient l'un de ses sujets de prédilection : ce tableau prolonge sa recherche d'un nu à la fois charnel et retenu, où le motif de la femme allongée occupe toute la toile.
Un corps offert au sommeil
Kiki repose sur le flanc, la chevelure auburn dénouée sur le drap, les yeux clos, une main abandonnée près du visage. Le sommeil suspend le regard et désarme toute théâtralité : la pose reprend la longue tradition de la Vénus couchée, mais l'abandon paisible du modèle en écarte toute pose galante. La signature et les caractères japonais inscrits en haut à droite scellent cette rencontre entre deux cultures.
Le fond blanc et le trait d'encre
Foujita travaille ici son fameux fond blanc laiteux, cette surface nacrée sur laquelle la carnation ivoire semble irradier. Le contour du corps est cerné d'un trait fin hérité de la calligraphie japonaise, posé sur une matière lisse et mate. La bande sombre du fond, en haut, fait ressortir la pâleur du drap et de la peau par contraste.
La consécration d'un peintre venu du Japon
Ces nus ont fait de Foujita une figure majeure du Paris cosmopolite de l'entre-deux-guerres. Sa manière singulière, mêlant ligne orientale et sujet occidental, séduit les collectionneurs et marque durablement l'image de Montparnasse. Aujourd'hui conservée en collection privée, cette œuvre témoigne de ce moment de gloire.
Une nudité feutrée pour un intérieur épuré
Cette reproduction convient aux intérieurs sobres et lumineux, où sa gamme ivoire apporte douceur et raffinement sans jamais s'imposer. Elle trouve sa place au-dessus d'un canapé dans un salon contemporain, dans une chambre feutrée ou un espace de repos. Elle s'accorde aux décors minimalistes, aux tons crème et bois clair, et parle aux amateurs d'élégance discrète et d'histoire de l'art.
Cette oeuvre est une peinture de la période moderne appartenant au style expressionnisme.
Le lieu de conservation de « Kiki de Montparnasse, 1926 » est Collection privée.
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