Maximilien Luce
Peintre

Maximilien Luce

Maximilien Luce nait le 13 mars 1858 à Paris. Il est le fils de Charles Désiré Luce et de Louise Joséphine Dunas. A l’âge de treize ans, il assiste à des cours de dessin à l’Ecole des arts décoratifs de Paris. L’année suivante, il entre comme élève dans l’atelier d’Henri Théophile Hildibrand, spécialisé dans la gravure sur bois, puis dans les cours de dessin du peintre Diogène Maillart. Ses études artistiques sont donc solides et diversifiées.

A dix-huit ans, il commence à travailler comme graveur pour Eugène Froment, dont les gravures sont majoritairement destinées à l’illustration du journal L’Illustration. Parallèlement à ce travail, il peint pour son plaisir et étudie à l’atelier de Carolus-Duran.

En 1879, à l’âge de vingt et un ans, Luce a pour obligation de faire son service militaire. Il n’est libéré de ses fonctions qu’en 1883. A son retour, il délaisse entièrement la gravure pour ne se consacrer qu’à la peinture.

A partir de 1884, ses œuvres appartiennent de plus en plus au divisionnisme, ou pointillisme, mouvement initié par Georges Seurat qui prône une peinture constituée de points de couleurs différentes pour permettre à l’œil de synthétiser lui-même. Il s’agit d’une vision presque scientifique de la peinture. Il expose plusieurs de ses toiles au Salon des indépendants de 1887.

1887 est également l’année durant laquelle l’art de Luce se politise davantage. Il travaille en particulier pour Le Père Peinard, un journal anarchiste. Après plusieurs expositions au salon des XX et à l’Exposition des peintres néo-impressionnistes, il est incarcéré en 1893 car les autorités l’accusent d’être complice de l’assassinat du président Sadi Carnot. Or, fautes de preuves contre lui, il est libéré quelques jours plus tard.

L’année 1895 est un tournant dans la vie de l’artiste. D’un point de vue personnel, son jeune fils meurt d’une insolation, âgé seulement d’un an. D’un point de vue artistique, le pays de Charleroi en Belgique le fascine et il délaisse peu à peu le divisionnisme pour représenter cette région à travers les usines et les mines (Aciérie à Charleroi).

A partir du XXe siècle, le divisionnisme est complètement abandonné par le peintre. Il travaille sur des représentations de la Commune (Une rue de Paris en mai 1871), des bords de Seine ou encore des dessins politiques, opposé à toute forme de guerre. Il meurt le 7 février 1941 à Paris, à l’âge de quatre-vingt-deux ans, et laisse derrière lui un travail hétéroclite et brillant.

Offrez-vous une reproduction de tableau de Maximilien Luce

 
 

Besoin d'un conseil ?

Choisissez votre lieu puis filtrez nos sélections par ambiance, par couleur ou encore par thématique.

Découvrez

"Une production entièrement élaborée en France"

Les artisans de l'atelier Muzéo s'engagent à vous fournir une oeuvre faite à la main, avec les meilleurs matériaux et dans un souci d'exactitude, pour une qualité égale à celle que vous trouverez dans une galerie d'art.

Découvrez notre atelier