Reproduction de tableau Le carnaval d'Arlequin de Joan Miró

Le carnaval d'Arlequin Joan Miró
 
 
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Sujets : Abstraction
Mots-clés : Abstraction lyrique, animal, ciel, composition abstraite, représentation abstraite, désordre, guitare, insecte, partition, sculpture, statuette, table, échelle
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Sujets : Abstraction
Mots-clés : Abstraction lyrique, animal, ciel, composition abstraite, représentation abstraite, désordre, guitare, insecte, partition, sculpture, statuette, table, échelle
L'oeuvre

Le carnaval d'Arlequin

Le carnaval d'Arlequin est l'une des toiles fondatrices du langage de Joan Miró, peinte à Paris en 1924, au moment précis où l'artiste catalan bascule dans l'univers surréaliste. Elle condense en une seule scène foisonnante tout ce qui deviendra sa signature : la petite figure, l'animal, l'astre, la musique, ramenés à des signes flottant sur un fond nu.

Le tournant surréaliste de l'année 1924

Cette œuvre marque le passage de Miró d'une peinture encore descriptive à un vocabulaire de pictogrammes autonomes. Arrivé à Paris, il fréquente André Breton et le cercle qui rédige alors le premier Manifeste du surréalisme. Miró raconte avoir peint ces formes en état de faim, dans un atelier misérable de la rue Blomet, notant les hallucinations que provoquait ce dénuement. La toile devient ainsi le laboratoire d'une méthode : partir d'une sensation ou d'un griffonnage, puis organiser patiemment la prolifération. Elle inaugure une manière que l'artiste déclinera durant un demi-siècle, du rêve peint aux constellations d'après-guerre.

Une chambre-théâtre peuplée de créatures

La scène se déroule dans un intérieur clos, ouvert à droite par une fenêtre bleue qui laisse voir un cône de ciel et un petit soleil sombre. Au centre trône une créature à moustaches, corps rond bleu et rouge, qui tient une longue pipe : cet Arlequin mélancolique préside la fête. Autour de lui grouillent un chat rayé qui joue avec une pelote, des insectes ailés, un poisson, des notes échappées d'une partition, une échelle à l'oreille dressée vers le haut, un dé, une guitare et de multiples statuettes filiformes. Une longue ligne noire ondule à travers l'espace et relie ces apparitions comme une portée musicale. Miró y célèbre le carnaval comme renversement joyeux de l'ordre : le monde des objets s'anime, danse et chante.

Le signe, la ligne noire et le fond ocre

Peinte à l'huile sur toile, l'œuvre repose sur un fond brun-ocre soigneusement dégradé qui isole chaque motif comme sur une scène. Miró travaille au trait fin et à l'aplat, cerne ses formes d'un contour net et joue d'une palette resserrée : bleu, rouge, jaune et vert ponctuent l'étendue neutre par touches vives. La composition semble aléatoire mais chaque élément est calibré, relié aux autres par des fils, des courbes et des rimes de couleur. Cette économie — un signe, une couleur, un vide — annonce l'écriture plastique dépouillée que Miró portera à son terme dans les décennies suivantes.

Une matrice pour l'imaginaire du XXe siècle

La toile s'impose vite comme un manifeste visuel du surréalisme pictural, aux côtés des recherches de Max Ernst et d'André Masson. Son répertoire de figures — l'étoile, l'œil, l'échelle, l'oiseau — nourrit toute l'œuvre ultérieure de Miró et irrigue l'art du siècle, de l'expressionnisme abstrait américain, sensible à sa liberté de touche, jusqu'au design et à l'illustration. Aujourd'hui conservée à l'Albright-Knox Art Gallery de Buffalo, elle demeure la clé d'entrée dans un univers où le jeu tient lieu de méthode et la poésie de grammaire.

Une explosion de couleurs pour un intérieur vivant

En reproduction murale, Le carnaval d'Arlequin apporte une énergie ludique et chaleureuse difficile à égaler. Son fond ocre s'accorde aux intérieurs contemporains comme aux ambiances plus douces, tandis que ses éclats de couleur réveillent un mur neutre. La reproduction trouve naturellement sa place dans un salon convivial, une pièce de jeu, un bureau créatif ou une chambre d'enfant, où son bestiaire fantasque suscite l'observation et le sourire. Elle parle aux amateurs de surréalisme comme aux esprits joueurs qui veulent une œuvre riche en détails, à redécouvrir chaque jour, sans jamais peser sur l'atmosphère.

 

Cette oeuvre est une peinture de la période moderne appartenant aux styles art abstrait et surréalisme.

 

Le lieu de conservation de « Le carnaval d'Arlequin » est Albright-Knox Art Gallery, Buffalo, États-Unis.

 

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