Reproduction de tableau Mort d'Elisabeth, reine d'Angleterre, en 1603 de Paul Delaroche

Mort d'Elisabeth, reine d'Angleterre, en 1603 Paul Delaroche
 
 
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Sujets : Histoire
Mots-clés : 19e siècle, Classicisme, armure, femme, fourrure, homme, mort, reine, rideau, tristesse
Sujets : Histoire
Mots-clés : 19e siècle, Classicisme, armure, femme, fourrure, homme, mort, reine, rideau, tristesse
L'oeuvre

Mort d'Elisabeth, reine d'Angleterre, en 1603

Peinte en 1828, cette toile marque l'entrée fracassante de Paul Delaroche dans la grande peinture d'histoire à sujet anglais. L'artiste y déploie déjà la formule qui va faire sa renommée : ressusciter un instant précis, dramatique et intime de l'histoire des cours, en le traitant avec une minutie de mise en scène théâtrale.

Un manifeste de la peinture d'histoire de 1828

L'œuvre appartient au moment où Delaroche impose sa manière au public parisien. Attiré par les destins tragiques des monarques britanniques, il puise dans les chroniques Tudor et Stuart la matière d'un cycle qui comptera aussi les enfants d'Édouard et l'exécution de Jane Grey. Ce goût pour l'agonie et la chute des puissants place le tableau au cœur du romantisme historique français, entre la rigueur du dessin hérité de l'atelier de Gros et l'émotion nouvelle réclamée par sa génération. Delaroche cherche moins la bataille que la scène de chambre, moins l'épopée que le déclin.

L'agonie d'Elisabeth Ire sur ses coussins

Le sujet est la mort d'Élisabeth Ire d'Angleterre, survenue en 1603. La reine vieillissante gît à même le sol, allongée sur un amas de coussins et de fourrures qu'elle a préférés à son lit dans ses derniers jours. Vêtue de blanc, parée de perles et d'une coiffe brodée, elle tend une main défaillante tandis que son visage se creuse. Autour d'elle, ses dames de compagnie s'effondrent : l'une cache son visage dans ses mains, deux autres, agenouillées, joignent les doigts dans la prière et le chagrin. Un dignitaire en manteau écarlate, portant l'insigne de l'ordre de la Jarretière, se penche vers la mourante. Dans la pénombre du fond, des courtisans et un homme en armure attendent, graves, la fin d'un règne. La scène condense le passage du pouvoir et la solitude de la souveraine devant la mort.

Le rouge de la tenture et la blancheur du linceul

Delaroche construit sa toile sur un contraste puissant entre la tenture cramoisie à franges d'or, qui embrase le côté gauche, et la masse claire des linges et des coussins où repose la reine. Le trône armorié, sommé des armes royales anglaises, ferme la composition à gauche ; un riche tapis d'Orient déroule ses motifs jusqu'au premier plan, où traîne un bassin d'argent. La lumière glisse sur les carnations, l'orfèvrerie, les fraises de dentelle et l'acier de l'armure avec une précision de miniaturiste. Cette huile sur toile traite chaque étoffe comme un morceau de bravoure, subordonnant la couleur au récit et à la vérité archéologique du costume.

De la faveur du Salon à la lecture des historiens

Le tableau assoit la réputation d'un peintre qui devient l'un des plus célèbres de l'Europe des années 1830, largement diffusé par la gravure. La postérité de Delaroche connaît une longue éclipse, la critique moderniste lui reprochant son fini léché et son sens du spectacle, avant une franche réhabilitation qui reconnaît en lui l'inventeur d'un cinéma avant l'heure, maître du cadrage émotionnel et de l'instant suspendu. Conservée au Louvre, à Paris, l'œuvre reste un jalon pour comprendre le goût du XIXe siècle pour les grandes reconstitutions du passé.

Une scène d'apparat pour un intérieur de caractère

En reproduction murale, cette composition somptueuse habille un intérieur qui assume la richesse et la profondeur. Ses rouges profonds, ses ors et ses noirs veloutés font merveille dans un salon classique, une bibliothèque ou un bureau lambrissé, où elle installe d'emblée une atmosphère de théâtre et de récit. Le grand format met en valeur le raffinement des étoffes et la tension dramatique de la scène. Elle s'adresse aux amateurs d'histoire, de peinture narrative et d'ambiances feutrées, et dialogue avec un mobilier ancien comme avec un décor contemporain qui recherche un point focal fort et cultivé.

 

Cette oeuvre est une peinture de la période classique appartenant au style romantisme.

 

Le lieu de conservation de « Mort d'Elisabeth, reine d'Angleterre, en 1603 » est Louvre, Paris, France.

 

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