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le RAMEQUIN

Beaujolais me voilà!

Enfin, c’est le 20 novembre, nous pouvons nous réjouir, nous plaindre, peu importe, l’important est qu’il soit là : l’ami Beaujolais !

Certes il est terriblement parisien de snober le Beaujolais Nouveau. Mais c’est encore mieux de savoir de quoi on parle, et de le dénigrer. Car oui, avouons-le, qu’il soit bon ou mauvais, voire tout juste passable, l’on s’amusera à le décréter imbuvable.

 

Autour d’une table, charcuterie à l’appui et verre à pieds en étendard, nous ouvrirons la suspecte avec susception, comme il se doit, et nous reniflerons vaguement le liquide rouge. La robe sera « hideuse », « pas folle » ou « pas mal mais sans plus », les nez décèleront  un défaut olfactif prononcé, « mais pas si grave ». Enfin, l’on s’empressera de le mettre en bouche, de l’avaler quasi cul-sec, et en reposant son verre, ce sera à qui hurlera « pèche », « banane », « fraise » ou même « noix de coco » en premier. S’ensuivra une longue bataille nécessitant un prompt ravitaillement. Le nez rouge et les lèvres violettes, c’est finalement complètement gris que l’on s’empressera, le lendemain, de dire entre deux aspirines que « Non, le Beaujolais, cette année, c’est toujours pas ça… »

 

Et pourtant, en vérité, paraît-il que depuis quelques années, le Beaujolais se bonifie, voire même touche à l’excellence ? Il semblerait également que le Beaujolais n’a plus le goût de banane. Encore moins de noix de coco… qu’importe, l’important c’est d’y croire, non ?

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