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le RAMEQUIN

Piste d'envol

"Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse." Merci monsieur Musset, permettez cependant que l'on adapte quelque peu votre ton au nôtre : 

Qu'importe le moyen pourvu qu'il y ait l'envol. 

L'homme est capable de beaucoup de choses, mais malheureusement pas de voler comme un oiseau. Cependant, tout tétus que nous sommes, nous n'avons de cesse que de nous envoler dans les cieux. Où ailleurs. À défaut d'ailes, nous avons les jambes, les bras, et une cervelle fonctionnant à peu près correctement. D'où toutes ces inventions nous permettant de vrombir à toute vitesse à travers les routes et les océans, au-delà des cieux et de notre imagination. Et de nous rapprocher d’Icare le Grand!

Alors galopons, galopons, traversons les mers, franchissons les montagnes, et frôlons les routes et virages au volant d'un bolide peu sécurisé! L'envolée se crée au fil du vent, et les ailes nous poussent en cotoyant les cieux. Descendons à tombeau ouvert une rue parisienne, effrayant les passants, nous nourissant de la vitesse. La célérité n'est pas loin, la jouissance se profile, nous nous envolons, nous touchons le ciel, nous voici en plein vol !