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le RAMEQUIN

À la recherche du temps perdu

Il erre ce printemps comme une douce odeur de nostalgie, une brise du temps passé, et ni le Petit Palais ni la BnF ne nous contrediront là-dessus. A l’occasion du centenaire de la première guerre mondiale, la France ne pouvait passer à côté de ce qu’elle avait perdu en entrant dans ce conflit.

Ah, la Belle époque, ce temps au doux fumet de préciosité, cette époque bénie où l’être humain se pensait divin, tout puissant. Les expositions universelles étaient les roses d’une société, les élégantes à taille de guêpe ressemblaient à des oiseaux de paradis, et la moustache de ces messieurs frémissait de désir en apercevant la silhouette de la Belle Otéro. La soubrette rêvait de devenir princesse, et la princesse brûlait les derniers feux de sa toute puissance. 

 

Car la Belle époque c’est aussi cela : l’agonie lente et certaine des monarchies européennes. La France avait renoncé à son empereur, le Portugal venait tout juste de chanceler et de tomber, et en Russie, les Romanov marchaient sur des oeufs. C’était l’Europe, le monde entier, qui dansait sur un volcan, sans même s’en rendre compte, et l'été 1914 semblait le plus beau de tous les étés.

 

 

Quatre ans et 9 405 315 morts plus tard, l’Europe était exsangue. La Belle époque était déchue, et quasiment toutes les monarchies européennes disparaissaient. Quatre années avaient suffit pour passer d’un âge d’or à un monde en ruine, et presque personne, à l’été 1914, n’avait pu ou su prévoir cette descente aux enfers.

 

Merci à la BnF pour son exposition « Été 1914 : les derniers jours de l'ancien monde », saisissant témoignage de l'été 1914, ainsi qu’au petit palais avec « Paris 1900 », qui fait revivre les derniers feux d’un temps aujourd’hui passé dans la légende.

 

 

Où vivre la belle époque?

Au Petit Palais, avec l’exposition « Paris 1900 »  jusqu’au 17 aout 2014 

 

 

À la Bnf, avec l’exposition « Été 1914 : les derniers jours de l'ancien monde », jusqu’au 3 aout 2014