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le RAMEQUIN

De l'autre côté du miroir

Parfois l'on rêve de s'évader, de fermer les yeux, et de se retrouver dans une prairie, une lande, sur un iceberg ou dans la lune. Y a qu'à demander!

© Michel Arnaud

Une pièce immaculée, épurée, lumineuse. Deux fauteuils désertés, et une fausse fenêtre par laquelle une plage déserte et allongée sous un ciel de la même couleur que les murs. 

 

Marfa, Texas, 2000 âmes. Donald Judd, Empereur de l'art minimaliste, vécu dans ce lieu, où l'art se fond dans la réalité, où la réalité s'érige en art. Point de détail, car le minimalisme est un détail à part entière. 

 

L'on pourrait penser que deux personnes, après avoir parlé mondialisation, consumérisme et dernière collection automne/hiver Rick Owens, sont sorties/entrées de/dans l'oeuvre, et sont allées se promener sur cette plage froide et pure. L'on entendrait presque le rire des mouettes, le lointain ressac des vagues, et pour peu, l'on sentirait la moiteur iodée des embruns. 

 

laissez-vous tenter, vous aussi, par le minimalisme. Ici, ce dernier prend tout son sens, en sortant du minimalisme commun : chaque meuble est pensé en fonction de cette photographie, et l'oeil ne converge que sur cette plage hypnotique. Le truc, car il y en a toujours un, est de choisir une photographie dont l'une des couleurs principales est de la même nuance que celle des murs. Ici, le blanc du ciel est du même ton que celui du mur, ce qui prolonge l'oeuvre au-delà de ses limites. 

 

Préférez à un encadrement classique une photographie en contrecollé, pour un plus grand ancrage de l'oeuvre dans le lieu que vous désirez décorer

 

Merci à Michel Arnaud pour cette photographie d'un lieu empreint d'une sérénité certes un peu froide, mais qui incite à l'évasion.